V. Aix, Bibliothèque Méjanes, mss
VI. Archives communales de Tours, Arles, Dôle, Epinal, Mâcon, Fréjus, Bapaume, Troyes.
VII. Archives départementales d’Indre-et-Loire, Bouches-du-Rhône, Vendée, Vosges, Meurthe, Moselle, Haute-Saône, Doubs, Pas-de-Calais, Aube.
Sources imprimées : Comptes rendus au Parlement, t. NI. — Annales des Soi-disans. Jésuites, t. III. — Méchin, Annales du collège-royal Bourbon d'Aix. — Cordara, Historia Soc. Jesu, Pars VI. — Giraudet, Histoire de Tours. — Chalmel, Histoire de Touraine. — Fassin, Histoire du collège d'Arles. — Rance, Une thèse de rhétorique au collège des Jésuites d'Arles. — Godard, Histoire de l’ancien collège de Gray: — Dreyfus et Deulle, Histoire du collège d'Epinal. — Rameau, Le collège des Jésuites de Mäcon (Revue de la Société litt. et archéol. de l'Ain, 1880-1882). — Bédu, Histoire de la ville de Bapaume. — Brossard, Les Jésuites et le coliège de Bourg (Annales de la Société d'émulation de l'Ain, 18741). — Brossard, Samuel Guichenon. — Brossard, Mémoires historiques de la ville de Bourg. — Buche, Histoire du « Studium », collège et lycée de Bourg. — Grosley, Mémoires pour servir à l'histoire des RR. PP. Jésuites. — Carré, L'enseignement secondaire à Troyes.
1. Un seul collège fut fondé en 1635, celui de Tours dans la province de France.
Longtemps la capitale de la Touraine n'avait possédé que des écoles sans importance, dépendant des chapitres de Saint-Gatien
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et de Saint-Martin!. Son premier collège érigé en 1557 bénéficia de l'ordonnance d'Orléans qui appliquait à l'éducation de la jeunesse une prébende des églises cathédrales et collégiales?. Vers la fin du xvr° siècle, le 20 novembre 1581, Marc de Fortia, tréso- / rier de France à Tours, donna une rente de trois cents livres pour être employée à l'entretien du principal et des régents; toute- di fois 1l mettait à sa libéralité deux conditions : la première, qu'il n’yaurait aucun jésuite dans le collège ; la seconde, que les officiers municipaux seraient chargés de l’administration de la rente, le tout « sous peine de répétition par ses hérétiers# ». En ht 1583, la municipalité recevait un autre cadeau qui était la contre- eu partie du précédent : le 27 mai, Pierre Lemoyne, chanoine de ie Saint-Martin, légua aux maires et échevins une rente de trois cents livres au capital de douze cents écus d’or, mais elle devait être appliquée au « collège de la Société et Compagnie du nom | de Jésus » qu'il espérait « estre dressé et érigé dedans dix ans ul au plus tard en ladite ville de Tours, et pour aïder à la fondation, dotation ou entretènement dudit collège et non d’aultre ni à aultre effect ». Quant aux arrérages échus d’ici-là, ils seraient employés à la constitution de nouvelles rentes au profit du futur établissement, et, si dix années après sa mort il n’y avait pas encore de collège de Jésuites à Tours, rente et arrérages seraient remis entre les mains du P. Provincial pour en disposer suivant l’avis du P. Général£.
Pierre Lemoyne mourut en 1583; dix ans se passèrent, et ses intentions n'étaient pas encore remplies quand, le 29 décembre 1594, après l'attentat de Chastel, un arrêt du Parlement de Paris exila les Jésuites. Après leur rétablissement par Henri IV, Lors de la fondation du collège de La Flèche, le marquis de La Varenne réclama les douze cents écus du chanoïne de Saint-Martin à la municipalité tourangelle. Les maire et échevins en écrivirent au maréchal de Souvré, gouverneur de Touraine, qui en parla au P. Coton. Ce dernier à son tour invoqua les volontés formelles du testateur®. Pour ne pas abandonner le legs, la ville n’avait donc plus qu’à demander Les Jésuites. Elle s’y décida et adressa 1. Giraudet, Histoire de Tours, t. II, p. 89. 2. Mémoire des officiers municipaux déposé au gref le 4 mai 1762 (Archiv, comm. de Tours, GG, 26).
3. Don de Marc de Fortia (1bidem). Cf. Chalmel, Histoire de Touraine, t, II, D neament de Pierre Lemoyne (Archives de la Province de France, pièces mss.
sur les Jésuites).