‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 124 sur 375 · Litterae annuae 1632 (Ludg. hisioria, t. I, n · texte numérisé non relu

Litterae annuae 1632 (Ludg. hisioria, t. I, n

Il y avait parmi les soldats un certain nombre d’hérétiques : vingt d’entre eux, répondant à l’appel de la grâce et au zèle des missionnaires, abjurèrent leur erreurs pour entrer dans le sein de l’Église!. Dès que les Pères Français connurent suffisamment la langue italienne, ils n’eurent pas moins de succès auprès des catholiques de la ville, qui réclamèrent la réouverture des classes depuis longtemps abandonnées. Le P. Général leur accorda un régent de grammaire, à charge de subvenir à son entretien*. Un don du roi le leur permit jusqu’en 1643; mais, à cette date, le gouverneur ayant employé à d’autres usages les cent sacs de froment accordés par Sa Majesté, la petite classe fut fermée *.

Le premier supérieur français de Pignerol, le P. Jean Amieu, s'était occupé dès son arrivée de récupérer un héritage qui devait être très utile à la résidence“. Les parents collatéraux du donateur, Alexandre Cussi, s’en étaient emparés après sa mort. À la suite de longues négociations, ces biens, qui consistaient surtout en prairies et terres labourables, finirent par être restitués à leurs légitimes propriétaires?. Le P. Vitelleschr en confia l’administration au procureur de la résidence, en vue du collège qu'on se proposait alors d'établir, mais qui ne fut érigé que beaucoup plus tard.

5. Nous avons dit au tome III dans quelles conditions fut établie, en 1614, la mission de Pontarlier. Le P. Général n'ayant pas permis davantage, le collège de Besançon se contentait d’envoyer dans cette ville quelques Pères à différentes époques de l’année”. En 1623 les habitants demandèrent à la Compagnie une résidence, en laissant entrevoir leur intention de lui confier un jour la direction d’un collèges. Or ce projet allait contre les décisions du Parlement de Dôle et des Archidues qui avaient déclaré que les Jésuites ne pourraient, sous aucun prétexte, « tenir forme de collège à Pontarlier pour instruire la jeunesse ». Aussi le P. Vitelleschi ne voulut-il rien résoudre sans l'avis du

1. Ibidem. Cf. Cordara, Historia Soc: Jesu, P. VE, I. XVIH, n. 214.

2. Lettre du P. Général au P. Amieu, 19 fév. 1632 (Lug., Epist. Gen., t. II). Du même au syndic de Pignerol, 12 févr. 1633 (Mediol., Epist. Gen., £. 1631-1635).

Page 1