‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 141 sur 375 · V. Paris, Bibliothèque de l’Institut, collection Godefroy · texte numérisé non relu

V. Paris, Bibliothèque de l’Institut, collection Godefroy

VI, Paris, Archives du ministère des Affaires étrangères, Rome, correspondance.

VII. Archives départementales du Doubs, de l'Isère, de la Haute-Loire, de la Moselle. VilI. Archives communales de Besançon et de Tulle.

Sources imprimées : Mémoires de Richelieu. — Mémoires de Mme de Motteville. — Mercure françois. — Lahier, Tableau racourci de ce qui s’est fait par la Compagnie pendant son premier siècle. — Bourghesius, De Jubilaeo Societatis Jesu. — Comptes rendus au Parlement. — D'Aumale, Histoire des Princes de Condé. — Cordara, Historia Societatis Jesu, P. VI. — Abraham, Histoire de l'Université de Pont-à-Mousson (Carayon, Documents inédits). — Histoire de la ville, cité et Université de Reims. — Baillet, Vie de Descartes. — Descartes, Œuvres, publiées par Adam et Tannery. — Labbey de Billy, Histoire de l'Université du Comté de Bourgoÿne. — Beaune et Arbaumont, Les Universitésde Franche-Comté. — Droz, Histoire du collège de Besançon. — Besson, Le Testament de M. d'Ancier (Annales Franc-Comtoises, 1868). — Les tablettes du Velay. — Clément Simon, Histoire du collège de Tulle. — Fage, Le vieux Tulle. — Pra, Les Jésuites à Grenoble. — Floquet, Histoire du Parlement de Normandie. — Fallue, Histoire de l'église métropolitaine et du diocèse de Rouen. — Gautier, Le collège de Rouen. — De Beaurepaire, Recherches sur l'Instruction publique dans le diocèse de Rouen. — Dupont-Ferrier, Du collège de Clermont au Lycée Louis-le-Grand. — Schimberg, L'éducation morale dans les collèges de la Compagnie de Jésus.

1. Après avoir raconté les fondations de la Compagnie de Jésus en France pendant les dernières années de Louis XIIT, il .nous faut jeter un coup d'œil sur l’histoire des anciennes maisons

durant la même période. Nous nous attacherons aux faits les plus importants, les uns d'ordre pour ainsi dire extérieur, les autres concernant l'existence ou la discipline des résidences et collèges, et par conséquent d’ordre intérieur. R

Parmi les premiers signalons d’abord tout ce qui concerne les relations toujours intimes de la Compagnie avec le roi. Dans le courant de l’année 1638 trois événements survinrent qui réjouirent à plus d’un titre les Jésuites français 4 J’annonce des espérances de la reine, la consécration du royaume à la sainte Vierge et la naissance du Dauphin.

Après vingt-deux ans de mariage, Louis XIII et Anne d’Autriche étaient sans postérité. Tandis que leurs ennemis intriguaient pour troubler ou aigrir leurs rapports mutuels!, les âmes pieuses ne cessäient d'implorer le ciel pour la fécondité d’une union dont dépendait le bonheur de la France et le bien de la religion. Les Pères de la Compagnie, préoccupés d’un avenir quis’annonçait très sombre si le roi venait à mourir sans héritier, s’associaient à ces patriotiques prières. Dès 1628 deux religieux de la province de Toulouse furent envoyés en Espagne, au nom du P. Général, afin de porter au berceau de saint Ignace, où s’opéraient de nombreux miracles, les vœux de tout leur Ordre?. Nous avons dit comment le P. Caussin et M" de La Fayette s'employèrent à raviver au cœur de Louis XIII les sentiments de l'affection conjugale 3. Aussi, quand le confesseur disgracié apprit en exil la grossesse de la reine, n’hésita-t-il point à voir dans cette faveur inespérée l'influence de la jeune visitandine. « O petite Débora, lui écrivit-il, cœur généreux et fidèle, vous n’avez rien épargné pour la gloire de Dieu, pour le salut du roi, pour la liberté de la France; vous avez maintenant tout lieu de glorifier Le Souverain Maitre à qui nous devons rendre grâce de ce qu'il a opéré par votre bouche#... »

Cette bénédiction du ciel sur la famille royale, gage des jours heureux réservés à la fille aînée de l’Église, n’était-elle pas aussi

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