Epist. P, Nadal, t. I, p
lions conservé à la Bibliothèque Vaticane et publié par lés éditeurs des Monumenta.
Nous devons encore au P, Nadal un autre ouvrage sur la même matière, les Scholia in Constitutiones. Il le commenca probablement du vivant de saint Ignace, tandis qu'il promulguait les Constitutions, le continua durant les premières années du généralat de Lainez, et l’acheva à Gênes en 1560. Cet écrit fut telle- ‘ment estimé que, dans la seconde congrégation générale, un Pére proposa de lui donner force de loi. Après avoir fait examiner les Scholia, la congrégation décida, par son décret quarantedeuxième, de Les accepter comme ouvrage de direction seulement*.
5. Un des premiers soins du nouveau Général fut de se rendre compte de l’état des maisons de la Compagnie, dans les différentes contrées de l’Europe. Il commença par l’Assistance de Germanie, Le P. Nadal, envoyé en 1566 à la diète d'Augsbourg avec les PP. Ledesma et Canisius, comme théologiea du cardinal Commendon, fut ensuite chargé d'inspecter les maisons de l’AIlemagne, de la Belgique et de la France. Après avoir terminé,
en 1568, la visite des provinces de la Germanie supérieure, de l'Autriche et da Rhin, le P. Nadal arriva de Louvain à Paris, le 15 juin, et entreprit une tournée dans les provinces de France et d’Aquitaine?, Mais la difficulté des voyages, à cette époque de troubles civils, ne lui permit pas d'accomplir sa tâche jusqu’au bout. Après la visite du collège de Clermont, il se rendit à Verdun où il ne resta que quelques jours. Le 26 juillet, il partit pour Chambéry en traversant la Lorraine et la Franche-Comté. Le 17 août, il était à Lyon où il assista à la coligrégation proyinciale !. Ce fut sans doute durant son sé,our dans cette ville que le P. Auger obtint la réalisation d'une mesure ardemment désirée; depuis longtemps, il avait demandé à être déchargé du gouvernement de la province d'Aquitaine. Sans ÿ consentir complètement, le P. Général, en considération de ses importants travaux apostoliques, lui avait proposé de choisir, à l'exemple du P. Canisius, quelqu'un sur lequel il püt se reposer des soucis matériels