Merki, op. c., p. 464. — 5. Ibid., p
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eurent un rôle tout charitable et apostolique : « Je ne puis passer sous silence, rapporte le P. Recteur du collège de Clermont, ce qui arriva le jour de la Saint-Barthélemy.. A Paris quelques-uns de nos Pères et Frères furent envoyés en divers endroits pour arracher au massacre un bon nombre de nos amis, et parmi eux plusieurs gentils-hommes récemment arrivés dans la capitale. C’étaient de bons catholiques, mais en leur qualité d’Anglais ou d'Écossais, on les prenait pour des hérétiques et on les recherchait dans les maisons et les hôtelleries afin de ies livrer au supplice. Par leurs réclamations, leurs instances et leurs recours à d'influents personnages, nos Pères sauvèrent beaucoup de ces malheureux. A Lyon aussi, pendant le massacre des hérétiques, quelques Pères rendirent le même service, et dans l’une et l’autre ville ce ne fut pas sans danger pour leur propre vie. »
Le P. Possevin, qui se trouvait alors à Lyon, a raconté luimême®? la démarche qu’il fit pour sauver, au moins de la mort éternelle, deux cents calvinistes enfermés dans la prison de Roanne. Ayant appris qu'ils devaient être tués, il pria le gouverneur, « si cette sentence était définitive, de lui permettre d’aller les prévenir et d’essayer de les ramener au catholicisme ». Sa demande fut agréée; mais son zèle et son « affectueuse » éloquence restèrent inutiles. Ces malheureux, « soit endurcissement, soit espoir d'échapper par la complicité des habitants », se montrèrent sourds à sa voix. Peu de temps après ils étaient tous massacres.
Dans le premier moment, les massacres de la Saint-Barthélemy