IV
tons limitrophes des preuves de leur amitié ou de leur amour de la paix. Ils Grent une alliaiice avec Berne (4 423)^ et déterminèrent leurs limites du côté de Lu^ cerne ^^^. Nous avons vu Tintérêt qu'ils prirent au désastre de Zoug^^'^ leur empressement à effacer un souvenir pénîlile aux citoyens de Schwyz ^^^^ et , après la querelle avec Claris > leur soin à p^traitre l'avoir oubliée ^^.
Ainsi s'écoulèrent loi dix*-huit années qui suivirent la ratification impériale de la conquête de YArff>vie. Belles années ! Nous y voyons une défaite en Italie , mais aussi féconde en gloire que le sont pour d'autres leurs triomphes ; d'ailleurs , les Confédérés honorés et favorisés de toute manière par un Empereur d'un éminent mérite ; la Haute-Rhétie forte et heureuse par une confédération semblable à la nôtre ^ inoffensive et perpétuelle ; la liberté d'Appenzell justifiée ; partout des agrandissemens ^ mais avec mesure; des querelles terminées pacifiqu^nent ; des constitutions consolidées; des murailles d'enceinte y des tours et des églises construites ; lé caractère national signalé par l'intelligence et Ténergie ; la prospérité dans l'intérieur, à Textérieur la considération ; et rien de tout cela n'est obtenu à force de richesses, rien par des systèmes artificiels, mais tout par la simplicité des mœurs républicaines, qui Aïontrait à ces faoïames , à nos pères , la liberté comme le premier des biens , et la concorde fraternelle des Suisses comme la mère de la liberté.
•M 1429, Mattb. La Reass fat prise pour limite.
"* Tichudi, 1485 ; voy. ci^dessas.
»•• Ci-dessus, n. 710.
^" Ci-dessus, n. 855; voy. aussi t. III, p. 590.