‹ Histoire de la conquête d'Alger (volume 2)Chapitre 189 sur 192 · EXPOSITION UNIVERSELLE. - ALGÉRIE · texte numérisé non relu

EXPOSITION UNIVERSELLE. - ALGÉRIE

Dans Tespace' résenc a nos colonies, et c'est justice, Alger tient la plus ^n^ande place; h gauche se trouvent ses bois, ses denrées alimentaires ; au milieu, ses vins, ses huiles, ses matières textiles; à droite enfin, dans les galeries, les jiroduits de l'industrie ai'abe ou coloniale, et les objets £aJ)riqués avec ses matières premières.

La collection des bois de l'Algérie est très-complète : essences de nos climats, et arbres tropicaux, chênes vei'ts, chénes-liéges, palmiers, thuyas, orangers, oliviers, cèdres, se trouvent réunis dans notre colonie africaine, et peuvent y atteindre des dimensions énormes, si on en juge par un tronc d'olivier sauvage qui aurait eu plus de mille ans d'existence. Parmi les bois d'ébénisterie, le thuya se place en première ligne.

Dans la partie nord de l'Exposition sont placés les huiles de l'olivier domestique, les vins, les laines, les céréales de l'Algérie, la garance, la cochenille, le tabac, le lin, le ricin, le mûrier, la vigne, l'asphodèle. Telle est Textrôme variété des plantes industrielles que porte le sol algérien ; les denrées coloniales, comme la canne à sucre, le coton et même le thé, peuvent s'y acclimater. Blé dur et tendre, mais, orge, avoine, dattes; telles sont les denrées alimentaires dont l'Algérie peut exporter des quantités considérables. Les céréales algériennes paraissent d'une qualité supérieure ; la culture des fruits sera encore pour ce pays la source d'une grande richesse. Les orangei^, les citrons, les fniits frais et confits, seront sans doute prochainement un article important d'exportation pour l'Algérie.

Les laines enfin, dont nous voyons un grand nombre d'échantillons et qui nuTiteiit toute l'attention, fomient une des parties les plus importantes de la collection des produits algériens. L'Arabe est éminemment pasteur; sa richasse réside presque exclusivement dans ses troupeaux. Il y attachera donc im soin tout spécial et les améliorera si on le pousse dan*; relie voie.

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Les richesses minérales de l'Algérie soot encore mal connue.^, nnl eifîloitées. Les échantillons de minerais sont assez beaux cependant. De la p\m\ du fer oligiste, de la limonite, promettent à TÂlgerie du plomb et du fer. Enfin, les marbres sont déjà une richesse tout acquise, qu elle pourra exploiter quand ses voies de communication seront plus parfaites. Nous aïob remarqué entre autres quelques beaux échantillons de marbre porior, quioe se trouve plus nulle part ailleurs. L'agate, connue sous le nom d'ooyi afiicain, est un magnifique produit s])écial à T Algérie; les plaques qui eiistentà l'Exposition sont de toute beauté.

Si Ton se rappelle qu'il y a à peine quinze ans qu'on s'occupe scrieuseine»i de cette partie africaine de notre territoire, on comprend qu'on ne soit pas etkm' arrive plus loin. Ce qu'on devait demander à cette exposition, c'était démontrer. non pas ce qui était fait en Algérie, nuiis ce qu'on pouvait y faire. L'expo^tMi des produits minéraux et végétaux prouve qu'un immense avenir attend ceU* succursale de la France, où nous pourrons faire ce qui nous manque en Europe : des céréales, des huiles, des vins, de la soie, enfin delà laine fiue K

* Extrait de la visite à l'Exposilion universelle de 1*aris en 1855, publié 50us la diredioQ de II. Trejica, inspecteur principal de TExposîtion française ft Londres, p. 68.

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