PRÉFACE. V
présenta au roi en son conseil au mois d'octobre 1827, pour lui proposer, dès cette époque, d'attaquer Alger par terre avec une armée de débarquement.
M. le baron Hyde de Neuville, ministre de la marine pendant l'administration de M. de Martignac^ nous a fourni toutes les lumières désirables sur la conduite suivie dans la question d'Alger par le ministère dont il faisait partie et sur les incidents du blocus. Il nous a mis à même de résoudre un problèmehistorique jusque-là impénétrable, et qui occupa les Chambres et la presse, celui de la mission du commandant la Bretonnière à Alger en 1829.
Nous avons consulté en outre, sur les épisodes du blocus, les officiers qui y prirent part.
Les papiers politiques du baron d'Haussez nous ont permis de suivre, sous le dernier ministère de la Restau** ration, les dernières phases politiques et administratives de la question d'Alger, et la partie secrète comme la partie publique de cette entreprise.
Nous avons eu recours, pour compléter et contrôler les documents diplomatiques publiés par M. le duc de Valmy, au diplomate distingué qui, sous le dernier ministère de la Restauration, était directeur de la division politique des affaires étrangères.
M. le contre-amiral de Martineng, en 1830 préfet maritime de Toulon, nous a communiqué des états qui ont fixé pour nous d'une manière certaine retendue des préparatifs maritimes.
Pour tout ce qui regarde la campagne de 1850, nous avons eu les lumières les plus abondantes.
M. le comte Louis de Bourmont nous a communiqué les archives de sa famille.
Nous avons eu sous les yeux tous les renseignements administratifs, tous les documents, tous les rapports dont
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