Alang the brae beyond the brig
Mony brave man lies cauld and still ; But lang well mind and sair we'le rue The bloody battle of Bothwell Hill.
(Walter Scott, Minstrelsy of the scotish Border, vol. I, p. 256.) — Voyez les Pièces justificatives, Conclusion^ n. 10.
COiNCLUSlON 217
A mesure que s'affaiblirent l'enthousiasme et l'é- it)79 nergie des presbytériens d'Ecosse, le gouvernement »68g se montra moins ombrageux et moins cruel à leur égard. Jacques, duc d'York, qui, du vivant de son frère Charles II, avait assisté, par passe- temps, à la torture des ministres réfractaires, n'exerça contre eux aucune sévérité après qu'il fut devenu roi, et ses tentatives pour substituer le catholicisme au protestantisme anglican furent loin d'exciter en Ecosse autant de haine qu'en Angleterre. Les presbytériens lui pardonnaient son amour pour le papisme , en faveur de l'inimitié qu'il montrait contre les épiscopaux, leurs derniers persécuteurs. Lorsqu'une conspiration, en grande partie conduite par les évêques et les nobles d'Angleterre, eut appelé Guillaume d'Orange isbs et expulsé Jacques II, le peuple écossais montra peu d'enthousiasme pour cette révolution, qu'on appelait glorieuse de l'autre côté de la Tweed; il hésita même à s'y joindre, et son adhésion fut plutôt l'œuvre des membres du gouvernement rassemblés à Edimbourg qu'un acte véritable d'assentiment national. Cependant les auteurs de la révolution de 1688 firent à l'É. cosse, en matière religieuse, des concessions qu'ils n'avaient point faites à l'Angleterre, où furent main, tenues dans toute leur rigueur les lois intolérantes des Stuarts. Mais, en revanche, le petit nombre d'enthousiastes obstinés qui, sous le nom de Caméroniens, essayèrent de ranimer, au commencement less du dix-huitième siècle, le vieux foyer, à demi éteint, »'" du puritanisme, furent violemment persécutés, et rendirent témoignage par le fouet et par le pilori sur la place publique d'Edimbourg. Après eux, cette