‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 172 sur 214 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

"98 armes à la main n'obtint sa grâce ; aussi les chefs des h'iandois-unis disaient-ils énergiquement : «Nous c( nous battons la corde au cou. »

Selon les instructions du directoire irlandais, l'insurrection aurait dû commencer le même jour et à la même heure dans toutes les villes; mais l'arrestation des chefs, en forçant les personnes compromises d'éclater, pour n'être pas prévenues, détruisit le concert, qui seul pouvait assurer le succès de cette périlleuse entreprise. Le mouvement ne s'opéra que de proche en proche : et les affiliés éloignés de Dublin, ayant le temps de réfléchir, suspendirent leur coopération active, attendant, pour se déclarer, que l'insurrection eût atteint certaines limites territoriales. En très-peu de temps elle s'étendit jusqu'à WexfordjOÙ fut installé un gouvernement provisoire, sous le nom de Directoire exécutif de la république irlandaise. On arbora le drapeau vert sur les arsenaux et les édifices publics, et quelques petits bâtiments furent armés en course sous le pavillon des insurgés ^ Ceux-ci établirent près de Wexford, sur une colline appelée Vinegar-Hill, un camp retranché qui devint leur quartier général. Ils y avaient quelque artillerie ; mais, manquant entièrement de pièces de campagne , ils étaient forcés, pour pénétrer dans les villes, de s'élancer à la course contre le canon de l'ennemi, et mettaient souvent de la gaieté dans ce genre de combat , le plus meurtrier de tous ^.

1. Sir Richard Musgrave, Memoirs of the différent rebellions in Ireland, vol. I, p. 506.

Page 1