‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 57 sur 214 · Cum... sonitu tubarum et buccinarum. (Ibid · texte numérisé non relu

Cum... sonitu tubarum et buccinarum. (Ibid

1194 le château, l'un des plus forts que les Normands eussent bâtis en Angleterre. Avant de battre les murs du château avec ses pierriers et ses autres' machines, Richard fit dresser un gibet, haut comme un grand arbre , où l'on pendit, par son ordre , à la vue de la garnison, quelques hommes pris dans le premier assaut*. Ce spectacle parut aux assiégés un signe de la présence du roi plus certain que tout ce qu'ils avaient vu jusque-là, et ils se rendirent à merci '^.

Après sa victoire , le roi Richard , voulant se délasser, fit un voyage de plaisir dans la plus grande forêt de l'Angleterre, qui s'étendait depuis Nottingham jusqu'au centre du comté d'York, sur un espace de plusieurs centaines de milles; les Saxons l'appelaient Sire-Wode , nom qui, dans la suite des temps, s'est changé en celui de Sherwood. a Jamais de sa « vie il n'avait vu ces forêts , dit un narrateur con- « temporain, et elles lui plurent extrêmement ^ » Au sortir d'une longue captivité, on est toujours sensible au charme des sites pittoresques ; et, d'ailleurs, à cet attrait naturel pouvait s'en joindre un autre tout particulier, et plus piquant peut-être pour l'esprit aventureux de Richard Cœur de lion. Sherwood était alors une forêt redoutable aux Normands; c'était l'habitation des derniers restes des bandes de Saxons armés qui, reniant encore la conquête, per-

1. Furcas levari fecit. (Roger, de Hoved. Annal., pars posterior, apud fier, anglic. Script., p. 736, éd. Savile.)

2. Et posuerunt se in misericordia régis de vita et membris et de terreno honore. (Ibid.)

3. Profectus est videre... forestas de Sire-wood, quas ipsenunquam viderat antea, et placiierunt ei multum. (Ibid.)

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