‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 3)Chapitre 121 sur 155 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

puissance en Irlande, n'était pas la seule cause de ce changement, et la mort du primat de Cantcrbury y avait aussi contribué. Quelque désir qu'eût le roi d'être délivré de son antagoniste, quelque vivement qu'il eût exprimé ce désir dans ses accès d'irritation, les circonstances de l'assassinat, commis en plein jour, au pied de l'autel, lui déplurent et l'inquiétèrent. « Il était fâché, dit un contemporain, de la manière dont « le martyre avait eu lieu, et craignait d'être appelé traître pour avoir, (( à la vue de tout le monde, donné pleine et entière paix au saint homme, (( et l'avoir presque aussitôt envoyé périr en Angleterre. »

Les ennemis politiques de Henri II avaient saisi avidement cette accusation de trahison et de parjure ; ils la répandaient avec zèle, et donnaient le nom de Pré aux traîtres à la prairie où s'était faite la réconciliation du primat et du roi d'Angleterre. Le roi de France s'épuisait en invectives et en messages, pour exciter de toutes parts la haine contre son rival, et surtout pour renouveler le soulèvement des provinces d'Aquitaine et de Bretagne. A l'exemple de la population anglo-saxonne, mais par de tout autres motifs, le roi Louis n'attendit pas un décret de l'Église romaine pour ériger en saint et en martyr celui qu'il avait tour à tour secouru, délaissé et secouru de nouveau, au gré de son propre intérêt. L'impression d'horreur que le meurtre de l'archevêque avait produite sur le continent lui fournit un prétexte pour rompre la trêve avec le roi Henri, et il se flatta d'avoir le souverain pontife pour auxiliaire dans la guerre qu'il voulait recommencer, a Que le glaive de saint (( Pierre, lui écrivait-il, soit tiré du fourreau pour la vengeance du marie tyr de Canterbury. Car son sang crie au nom de l'Église universelle, « et demande satisfaction à l'Église. » Thibaut, comte de Blois, vassal du roi de France, et qui désirait arrondir, aux dépens de l'autre roi, ses terres voisines de la Touraine, fut encore plus violent dans les dépêches qu'il envoya au pape. «Le sang du juste, disait-il, a été versé; les « chiens de cour, les familiers, les domestiques du roi d'Angleterre se « sont faits les ministres de son crime. Très-saint père, le sang du juste a crie vers vous; que le Père tout-puissant vous inspire la volonté et « vous communique la force de le venger! »

Enfin l'archevêque de Sens, qui s'intitulait primat des Gaules, lança un arrêt d'interdit sur toutes les provinces continentales du roi d'Angleterre. C'était un moyen puissant de réveiller dans ces provinces les mécontentements populaires, car l'exécution d'une sentence d'interdit était accompagnée d'un appareil lugubre qui frappait vivement les esprits. On dépouillait les autels, on renversait les crucifix, on tirait de leurs châsses les ossements des saints, et on les dispersait sur le pavé des églises; on enlevait les portes, qu'on remplaçait par des amas de ronces et d'épines; et aucune cérémonie religieuse n'avait plus lieu, si ce n'est le baptême des enfants nouveau-nés et la confession des mourants.

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Les prélats de Normandie, qui n'avaient aucune haine politique contre Henri II, n'exécutèrent point cette sentence; et l'archevêque de Rouen, qui s'érigeait en primat des provinces continentales soumises au roi d'Angleterre^ défendit, par des lettres pastorales, aux évêques d'Anjou, de Bretagne et d'Aquitaine, d'obéir h l'interdit jusqu'à ce qu'il eût été ratifié par le pape. Trois évêques et plusieurs clercs normands partirent en ambassade pour Rome, afin d'y justifier le roi Henri de l'accusation de meurtre et de parjure. Aucun des membres du clergé aquitain ne fut mêlé dans cette affaire, soit que le roi se défiât d'eux, soit qu'ils eussent manifesté des dispositions peu favorables à sa cause. On peut juger de l'esprit qui les animait par la lettre suivante, adressée au roi lui-môme par Guillaume de Trahinac, prieur de l'abbaye de Grandmont, près de Limoges, abbaye que Henri II aimait beaucoup, et dont il faisait alors rebâtir l'église. «Ah! seigneur roi, qu'est-ce que j'ap- (c prends de vous? Je ne veux pas que vous ignoriez que, depuis le jour « où je sais que vous êtes tombé de chute mortelle, j'ai renvoyé les ou- « vriers qui bâtissaient à vos gages l'église de notre maison de Grandet mont, afin qu'il n'y ait plus rien de commun entre vous et nous, n

Pendant que le roi de France et les autres ennemis de Henri II lui imputaient directement le meurtre de l'archevêque de Ganterbury, et s'efforçaient de présenter le crime des quatre chevaliers normands comme l'effet d'une mission expresse, les amis du roi essayaient d'accréditer une version toute contraire. Ils voulaient faire passer la mort violente de Thomas Beket pour un simple accident, où la haine du roi n'avait eu aucune espèce de part. Une prétendue narration des faits, rédigée et signée par un évêque, fut envoyée au pape Alexandre III, au nom de tout le clergé de Normandie. Les prélats normands racontaient que, se trouvant un jour réunis auprès du roi pour traiter des affaires de l'Église et de l'État, ils avaient appris inopinément de la bouche de certaines personnes revenant d'Angleterre, que certains ennemis de l'archevêque, poussés à bout par ses provocations, s'étaient jetés sur lui et l'avaient tué ; qu'on avait caché quelque temps au roi cette fâcheuse nouvelle, mais qu'à la fin elle lui était parvenue, parce qu'on ne pouvait lui laisser ignorer un crime dont la punition lui appartenait par le droit de la puissance et du glaive; qu'aux premiers mots du triste récit, il s'était répandu en gémissements, et abandonné à une douleur qui mettait à découvert l'âme de l'ami plutôt que celle du prince, paraissant tantôt comme stupéfait, et tantôt jetant des cris et sanglotant; qu'il avait passé trois jours entiers renfermédans sa chambre, refusant toute nourriture et toute consolation, et paraissant avoir le projet de mettre fin à sa vie : « Tellement, ajoutent les narrateurs, que nous, qui d'abord nous <( lamentions sur le sort du primat, nous commençâmes à désespérer du « roi, et à croire que la mort de l'un amènerait malheureusement celle

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<( de l'autre. Enfin ses amis intimes se hasardèrent h lui demander ce «qui l'affligeait à ce point et l'empochait de revenir à lui-même. — « C'est que je crains, répondit-il, que les auteurs et les complices de cet «abominable forfait ne se soient promis l'impunité, se fiant sur mon « ancienne rancune, et que ma réputation ne souffre des mauvais proie pos de mes ennemis, qui ne manqueront pas de m'attribuer tout ; « mais, par le Dieu tout-puissant, je n'y ai coopéré en aucune façon, ni « de volonté ni de conscience, à moins que Ton ne regarde comme un <( délit de ma part l'opinion, conservée encore par certains hommes, « que j'aimais peu l'archevôquc. »

Ce récit, -dans lequel l'exagération des sentiments, l'appareil dramatique, l'affectation de présenter le roi comme l'ami le plus tendre du primat, sont des signes évidents de fausseté, obtint peu de crédit à la cour de Rome et dans le monde. Il n'empôcha point les malveillants de propager la croyance, également fausse, que Thomas avait été tué par Tordre formel de Henri II. Pour affaiblir ces impressions, le roi prit le parti d'adresser lui-môme au pape une relation du meurtre et de ses propres regrets plus conforme à la vérité que celle des prélats de Normandie, sans cesser pourtant d'être inexacte. Dans cette lettre, le roi d'Angleterre se gardait bien d'avouer que les quatre assassins étaient partis de sa cour, après l'avoir entendu proférer une exclamation de fureur qui pouvait passer pour un ordre, et il exagérait ses bons offices envers le primat, ainsi que les torts de ce dernier. « Je lui avais «rendu, disait-il, mon amitié et la pleine possession de ses biens ; je (( lui avais accordé de rentrer en Angleterre honorablement défrayé par « moi; mais à son retour, au lieu des joies de la paix, il a apporté le « glaive et l'incendie. Il a mis en question ma dignité royale, etexcom- « munie sans raison mes plus zélés serviteurs. Alors, ceux qu'il avait (c excommuniés et d'autres encore, ne pouvant supporter plus longtemps « l'insolence de cet homme, se sont jetés sur lui, et l'ont tué : ce que je '( ne puis dire sans douleur. »

Lacour dcllomc fit d'abord grand bruit de l'attentat sacrilège commis contre l'oint du Seigneur; et quand les clercs normands envoyés auprès d'elle présentèrent leurs lettres de créance, et prononcèrent le nom de Henri par la grâce de Dieu roi d'Angleterre, tous les cardinaux se levèrent en criant : « Arrêtez! en voilà assez! » Mais quand, sortis de la salle d'audience, et chacun en particulier, ils eurent vu briller l'or du roi, ils devinrent beaucoup plus traitablcs, et consentirent i\ ne point le regarder comme directement complice du meurtre. Ainsi, malgré la clameur publique et les instances de ses ennemis, le roi d'Angleterre ne fut point excommunié, et deux légats partirent de Rome pour aller auprès de lui recevoir sa justification et l'absoudre définitivement. Les choses en étaient h ce point, lorsque Henri H paitit pour l'Irlande, et

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par cette facile conquête fit diversion à ses inquiétudes. Mais ce succès môme le plaça dans une nouvelle relation de dépendance à l'égard du pouvoir papal. Au milieu de ses travaux militaires et politiques dans le pays qu'il venait de conquérir, il avait sans cesse les yeux fixés sur l'autre bord de la mer, attendant avec anxiété la venue des ambassadeurs de Rome. Lorsque enfin, dans le carême qui termina l'année H72, il apprit que les cardinaux Albert et Théodin étaient arrivés en Normandie, il quitta tout pour se rendre auprès d'eux, et partit, laissant ses conquêtes d'Irlande à la garde de Hugues de Lacy.

Le roi Henri avait déjà obtenu de la cour de Rome sa radiation de la liste des personnes excommuniées pour le meurtre de Thomas Beket; mais cette cour, alors souveraine dans de pareilles causes, laissait toujours peser sur lui l'accusation de complicité indirecte. Un pardon absolu et définitif ne devait être prononcé qu'après de nouvelles négociations et de nouveaux sacrifices pécuniaires. Dans le cas où le roi ne souscrirait point aux conditions du traité, les légats étaient chargés de mettre en interdit l'Angleterre et les possessions du continent : ce qui devait ouvrir au roi de France l'entrée de la Bretagne et du Poitou. Mais en revanche, si Henri H se pliait à toutes leurs demandes, les légats devaient forcer le roi de France, par la menace d'une pareille sentence, à conclure aussitôt la paix avec l'autre roi.

La première entrevue du roi d'Angleterre avec les deux cardinaux eut lieu dans un couvent près d'Avranches. Les demandes des Romains, qui sentaient la position fâcheuse où se trouvait le roi, furent tellement exorbitantes, que ce dernier, malgré sa résolution de faire beaucoup pour plaire à l'Église, refusa de se soumettre à ce qu'ils lui proposaient. U leur dit en les quittant: « Je retourne en Irlande, où j'ai beaucoup « d'afîaires ; quant à vous, allez en paix sur mes terres, partout où il cf vous plaira, et accomplissez votre mission. » Mais Henri II ne tarda pas à songer que le poids de ses affaires d'Irlande serait bientôt trop lourd pour lui sans la faveur pontificale, et, de leur côté, les cardinaux devinrent un peu moins exigeants. On se réunit de nouveau, et après des concessions mutuelles, la paix fut conclue entre la cour de Rome et le roi, qui, selon la relation officielle envoyée par les légats, se montra plein d'humilité, de crainte de Dieu et d'obéissance à l'Église. Les conditions imposées à Henri II furent un tribut en argent pour les frais de la guerre contre les Sarrasins, l'obligation de se rendre en personne à cette guerre, ou de prendre la croix, comme on disait alors, enfin l'abolition des statuts de Clarendon et de toutes les lois, soit anciennes, soit nouvelles, qui seraient condamnées par le pape.

En vertu d'un arrangement préalable, le roi se rendit en cérémonie dans la grande église d'Avranches, et, posant la main sur l'Évangile, jura, devant tout le peuple, qu'il n'avait ni ordonné ni voulu la mort de

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l'archevOquo de Canterbury, et que, l'ayant apprise, il en avait ressenti plus de chagrin que de joie. On lui récita les articles de la paix et les promesses qu'il avait faites, et il fit serment de les exécuter toutes de bonne foi et sans mal engin. Henri, son fils aîné et son collègue dans la royauté, le jura en même temps que lui; et, pour garantie de cette double prf>mcsse, on en dressa une charte, au bas de laquelle fut apposé le sceau royal. Ce roi, qu'on avait vu naguère si plein de fierté devant la puissance pontificale, engageait les cardinaux à ne l'épargner en rien. (( Seigneurs légats, leur disait-il, voici mon corps, il est en vos mains; et (. sachez pour sûr que, quoi que vous ordonniez, je suis prêt à obéir. » Les légats se contentèrent de le faire agenouiller devant eux pour lui donner l'absolution de sa complicité indirecte, l'exemptant de l'obligation de recevoir sur son dos nu les coups de verge qu'on administrait aux pénitents. Le même jour, il expédia en Angleterre des lettres scellées de son grand sceau pour annoncer à tous les évoques qu'ils étaient dorénavant dispensés de leur promesse d'observer les statuts de Clarendon, et annoncer à tout le peuple que la paix était rétablie, à l'honneur de Dieu et de l'Église, du roi et du royaume. Un décret pontifical qui déclarait Tarchevêque Thomas saint et martyr, et dont les légats s'étaient munis, comme d'une pièce diplomatique nécessaire à leur mission, fut aussi envoyé en Angleterre, avec ordre de le promulguer dans les églises et sur les places publiques, dans tous les lieux où jusqu'à ce moment avaient été fouettés et piloriés ceux qui osaient appeler crime l'assassinat de Vennemidu roi.

A l'arrivée de ces nouvelles et du bref de canonisation, il y eut une grande rumeur parmi les hauts personnages d'Angleterre, laïques et prêtres ; car il s'agissait pour eux de changer subitement de langage et d'opinion, et d'adopter comme un objet de culte public l'homme qu'ils avaient persécuté avec tant d'acharnement. Les comtes, les vicomtes et les barons qui avaient attendu Thomas Beket sur le rivage pour le tuer, les évêques qui l'avaient insulté dans son exil, qui avaient envenimé la haine du roi contre lui, et porté en Normandie la dénonciation qui fut cause de sa mort, s'assemblèrent dans la grande salle de Westminster, pour entendre la lecture du bref papal conçu en ces termes :

(' Nous vous avertissons, tous tant que vous êtes, et vous enjoignons a par notre autorité apostolique, de célébrer solennellement la mémoire (( de Thomas, le glorieux martyr de Canterbury, chaque année, au jour (( de sa passion, afin qu'en lui adressant vos prières et vos vœux, vous '; obteniez le pardon de vos fautes, et que celui qui vivant a subi l'exil. « et mourant a souffert le martyre pour la cause du Christ, étant invoqué « par les fidèles, intercède pour nous auprès de Dieu. »

A peine la lecture de cette lettre était-elle achevée, que tous les Normands, clercs et la'iques, élevèrent ensemble la voix, et s'écrièrent : 7V

Deum laudamus.Vcnàawi que quelques-uns des cvêques continuaient de chanter les versets du cantique de réjouissance, les autres fondaient en larmes, et disaient d'un ton passionné : « Hélas ! malheureux que nous « sommes, nous n'avons point eu pour notre père le respect que nous lui .( devions, ni dans son exil, ni quand il revint d'exil, ni môme après son « retour. Plutôt que de le secourir dans ses traverses, nous l'avons per- « sécuté ohstinément. Nous confessons notre erreur et notre iniquité... » Et comme s'il n'avait pas suffi de ces exclamations individuelles pour prouver au roi Henri H que ses fidèles évêques d'Angleterre savaient tourner, à point nommé, au vent de sa volonté royale, ils se concertèrent pour que l'un d'entre eux, prenant publiquement la parole, prononçât, au nom de tous les autres, leur confession solennelle. Gilbert Foliot, évoque de Londres, autrefois le plus ardent persécuteur du primat, l'homme le plus fortement inculpé auprès de la cour pontificale, pour le rôle qu'il avait joué dans les persécutions du nouveau saint et dans la catastrophe qui les avait couronnées, jura publiquement qu'il n'avait participé à la mort de l'archevêque, ni en action, ni en écrit, ni en paroles. Il était l'un de ceux qui, par leurs plaintes et par de faux récits, avaient excité si violemment la colère du roi contre le primat. Mais un serment elfaça tout; l'Église romaine fut satisfaite, et Foliot garda son archevêché.

Les avantages politiques qui devaient résulter de ce grand changement ne tardèrent pas à être obtenus par le roi d'Angleterre. D'abord, par l'entremise des légats, il eut avec le roi de France une entrevue sur la frontière <le Normandie, et y conclut la paix à des conditions aussi favorables qu'il pouvait l'espérer. Ensuite, pour prix de l'abandon qu'il venait de faire de ses anciens projets de réforme ecclésiastique, il reçut du pape Alexandre HI la bulle suivante, relative aux affaires d'Irlande :

(( Alexandre, évoque, serviteur des serviteurs de Dieu, à son très-cher « et illustre fils Henri, roi d'Angleterre, salut, grâce et bénédiction apos- « tolique.

« Attendu que les dons octroyés, pour bonne et valable cause, par nos 0 prédécesseurs, doivent être par nous ratifiés et confirmés, après avoir « mûrement pesé et considéré l'octroi et le privilège de possession de (( la terre d'Hibernie à nous appartenant, délivré par notre prédécesseur (f Adrien, nous ratifions, confirmons et accordons semblablement ledit <i octroi et privilège, à la réserve de la pension annuelle d'un denier par (( chaque maison due à saint Pierre et à l'Église romaine, aussi bien en « Hibernie qu'en Angleterre, pourvu toutefois que le peuple d'Hibernie « soit réformé dans sa vie et dans ses mœurs abominables, qu'il devienne « chrétien de fait comme il l'est de nom, et que l'église de ce pays, « aussi désordonnée et grossière que la nation elle-même, soit ramenée « sous de meilleures lois... » Pour appuyer cette donation d'un peuple

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