‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 4)Chapitre 104 sur 269 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

Il faut que le lecteur se reporte maintenant vers io7i l'île d'Elj, vers cette terre marécageuse et plantée 1072 de roseaux, comme s'expriment les chroniques du temps, qui était le dernier asile de l'indépendance anglo-saxonne K L'archevêque Stigand et l'évéque Eghelwin quittèrent l'Ecosse pour s'y rendre ^. Edwin et Morkar, après avoir quelque temps erré par les forêts et les campagnes, y arrivèrent aussi avec d'autres chefs 2. Le roi, qui venait de réussir, par sa seule ruse, à dissoudre la conjuration des prêtres patriotes, essaya de même la tromperie, avant d'employer la force contre les Saxons du camp d'Ely. Morkar fat, pour la troisième fois, dupe de ses faus- lo:^ ses paroles : il se laissa persuader d'abandonner le camp du Refuge et de retourner à la cour^; mais à peine eut-il mis le pied hors des retranchements éle- • vés par ses compagnons, qu'il fut saisi et mis aux fers dans une forteresse dont le gardien était Roger, fondateur et propriétaire du château de Beaumont en Normandie ^ Edwin quitta aussitôt l'île d'Ely, non pour se soumettre comme son frère, mais pour travailler à le délivrer. Durant six mois il chercha du secours et rassembla des amis en Angleterre, en Ecosse et dans le pays de Galles ^ ; mais, au moment

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