‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 4)Chapitre 170 sur 269 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

successeurs se virent forcés de l'abdiquer, quelque loso regret qu'ils en eussent K tm

Alors, c'est-à-dire au treizième siècle, les parcs des propriétaires normands ne furent plus compris dans rétendue des forêts royales, et le seigneur de chaque domaine obtint la libre jouissance de ses bois ; ses chiens ne furent plus soumis à la mutilation des jambes^, et les forestiers, verdiers ou regardeurs royaux ne rôdèrent plus sans cesse autour de sa maison pour le surprendre dans quelque délit de chasse et lui faire payer une grosse amende. Au contraire, la garantie de la loi royale pour la conservation du gibier de grande et de petite espèce s'étendit au profit des descendants des riches Normands; et eux-mêmes eurent des gardes-chasse pour tuer impunément le pauvre Anglais surpris en embuscade contre les daims et les lièvres ^ Plus tard, le pauvre luimême, le descendant des Saxons, ayant cessé d'être redoutable aux riches issus de l'autre race, ne fut puni, quand il osa chasser, que d'une seule année d'emprisonnement, à la charge de trouver ensuite douze cautions solvables pour répondre qu'à l'avenir il ne commettrait plus aucun délit « ni en parcs, « ni en forêts, ni en garennes, ni en viviers , ni en « quoi que ce fût, contre la paix du seigneur roi ^. »

1. Blacktone's Comment, on the latvs of England, vol. 11^ p. 415 et suiv.

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