Ibid., p
4. Morkarus vero quoniam alias gravibus negotiis impeditus fuerat, comitatum ultra Tynam tradidit Osnlfo adolescenti filio prœfati comitis Eadulti. (Simeon. Dunelm. Hist. , apud Hist. anglic. Script., col. 204, éd. Selden.)
1070 forêts et les montagnes. On mit à sa place un noble saxon appelé Kopsi, que les habitants de la Nortliumbrie avaient chassé avec Tosti dont il était parent, qui avait à se venger d'eux, et que, pour cette raison peut-être, le roi Guillaume leur imposa comme chef. C'était un des hommes d'Angleterre les plus soumis à la conquête, et il avait, entre tous, le singulier renom de plaire aux Normands *. Kopsi, installé dans son poste sous la protection d'une force étrangère, se croyait en sûreté malgré la répugnance et la haine de ses compatriotes ; mais, au bout d'un mois, il fut assailli à l'improviste par une troupe de déshérités, conduite par ce même Osulf dont il avait reçu la dépouille. Il était assis à un banquet, dans un bourg de son gouvernement, lorsque les Saxons tombèrent sur lui et sur ceux qui l'entouraient, le tuèrent, et se dispersèrent aussitôt ^
Ces traits d'audace et de vengeance, dont les historiens ne citent qu'un peti t nombre, durent certainement se reproduire en beaucoup de lieux; mais, quelque nombreux qu'ils fussent, ils ne pouvaient sauver l'Angleterre. Une force immense, régulièrement conduite et régulièrement distribuée, se jouait des efforts vertueux, mais impuissants, des amis de
1. Rex Willielmus coniitatum Osulplii commisit Copsio, qui erat partis Tostii comitis, viro consiliario et prudenti. (Simeon. Dnnelm. Ilist., apud Hist. anglic. Script., col. 204, éd. Seldeu.) — Coxo cornes quem placuisse Norniannis diximus. (Guill. Pictav., apud Hist. normann. Script., p. 212.)
2. Pulsus a Copsio de coniitatu Osulfus, in famé et egestate silvis latitans et montibus, tandem collc-ctis quos eadem ïiecessitas compulerat sociis, Copsium in Xywebnrne convivantem concludit. (Simeon. Dunelm., apud Hist. anglic. Scrijd., col. 204, éd. Selden.)