Lanfranci Opéra; notîe et observât., p
3. Dinn regnum et sacerdotium in nostrum detriraentum niutuos commu tarent amplexus. (Gervas. Caaituar. Imag. de discordiis in ter monac. dorobor. et archiep. baldewinum, apud Hist. amjlic. Script., t. II, col. 1333, éd. Selden.)
1071 « quoique régie par un Normand, devienne sujette 10^72 c( de celle de Kent ; il faut surtout que l'archevêque « d'York ne jouisse point de la prérogative de sa- « crer les rois d'Angleterre, de crainte qu'un jour, « soit de force, soit de bon gré, il ne prête son « ministère à quelque Saxon ou Danois élu par les « Anglais en révolte K »
L'église de Kent ou de Canterbury avait été, comme on l'a vu plus haut, la première église fondée par les missionnaires venus de Rome, au milieu des Saxons encore païens '^. Sur cette primauté dans le temps, s'était établie l'idée vague d'une sorte de prééminence hiérarchique, mais sans qu'il en résultât pour l'église de Kent, ni pour ceux qui la gouvernaient, aucune suprématie effective. Le siège métropolitain d'York était resté l'égal de l'autre, et tous deux exerçaient conjointement la haute surveillance sur tous les évêchés de l'Angleterre^. C'est cet ordre de choses que l'archevêque Lanfranc entreprit de réduire à l'unité absolue, chose nouvelle, disent les historiens du siècle, chose inouïe avant le règne des Normands *. Il évoqua d'anciens privilèges et des actes ambigus de différents papes, qui s'étaient plu
1. Unus ab eboracensi archiepiscopo, et ab illius provinck^ iudigenis rex crearetur. (Thoinœ Stubbs Act. imntific. ehorac, apud Hist. anglic. Script., t. II, col. 1706, éd. Selden.)