‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 4)Chapitre 97 sur 269 · Voyez t. I, liv. II, p. 145 et · texte numérisé non relu

Voyez t. I, liv. II, p. 145 et

2. Angli... inter qiios vivhnus, qiiosclam sibi instituerunt sanctos, quorum incevta sunt mérita. (Johan. Sarisburiensis, r/e Vila Anselmi archiep. caiiluar. ; Anglia sacra, t. II, p. 162.)

3. Cum itaque martyrem r.on faciat pœna sed causa... cum ob hoc a paganis... intcremptiim deprehendo, quod^ ad redemptionem corporis sui, pecuniam, quas cxigebatur, uoluit extorquera. (Ibid.)

1071 soit raisonnable, soit superstitieuse, excitent souvent ion le courage des opprimés plus que la perte même de la liberté et du bien-être. Les insultes prodiguées aux objets d'une ancienne dévotion, Jes souffrances des évêques, une sorte de haine fanatique contre les innovations religieuses de la conquête, agitèrent fortement les esprits, et devinrent le mobile d'une grande conspiration qui s'étendit sur toute l'Angleterre *. Beaucoup de prêtres s'y engagèrent, et trois prélats en furent les chefs : c'étaient Frithrik, abbé de Saint- Alban ; Wulfstan, évêque de Worcester, le seul homme de race anglaise qui eût encore un évêché, et Walter, évêque de Hereford, Flamand de naissance, le seul parmi les étrangers, évêque avant la conquête, qui se soit montré fidèle à la cause de sa patrie adoptive ^ Le nom du jeune roi Edgar fut prononcé de nouveau; il circula des chants populaires où on l'appelait le beau, le brave, l'enfant chéri de l'Angleterre ^. Les deux frères Edwin et Morkar quittèrent pour la seconde fois la cour du Normand. La ville de Londres, jusque-là paisible et résignée à la domination étrangère, commença à se montrer turbulente, et, comme disent les vieux historiens dans un langage malheureu-

1. Plures convocando^ exercitum numevosum ac fortissimum conflaveriint. (Matth, Paris. Vitx abbatum S. Albani, t. I, p. 48.)

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