‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 202 sur 268 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

Normand : « J'ai eu ce dessein, répondit le moine ms

« avec assurance, et je l'aurais exécute '. » Lanfranc »o89 ordonna qu'on l'attachât nu devant les portes du monastère, et qu'on le battît publiquement à coups de fouet '^.

Dans l'année 1089, mourut le primat Lanfranc, losg et aussitôt les moines, délivrés de la terreur qu'il leur avait inspirée, entreprirent une troisième révolte, mais d'un caractère plus grave que les deux autres. Ils appelèrent à leur aide les habitants saxons de Canterbury, qui, embrassant cette cause comme une cause nationale, vinrent armés à la maison de l'abbé de Saint- Augustin et en firent l'attaque ^. Les gens de Fabbé résistèrent, et il y eut de part et d'autre beaucoup d'hommes tués et blessés. Guy s'échappa à grand'peine des mains de ses adversaires, et courut s'enfermer dans l'eglise métropolitaine*. Au bruit de cette aventure, les Normands Gaucelme, évêque de Winchester, et Gondolphe, évêque de Rochester, vinrent en grande hâte à Canterbury, où de nombreux détachements de troupes furent envoyés par ordre du roi ^. Le couvent de Samt-Augustin fut occupé militairement; on instruisit le procès des moines, qui se virent condamnés en masse à recevoir la discipline; deux religieux étrangers, appelés Guy et Le Normand, la leur infligèrent à

1. Si... potuissem, pro certo eura interfecissem. {Chron. saxon., eJ. Gibson, p. 180.)

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