‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 206 sur 268 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

les forêts de l'Angleterre, établi par Guillaume le Bâ- lo? tard et maintenu rigoureusement par son fils^ A la tête des mécontents se trouvait Robert, fils de Roger de Molbray, comte de Northumberland, qui possédait deux cent quatre-vingts manoirs en Angleterre'*. Robert manqua de se rendre à la cour du roi, dans l'un des jours fixés pour les conférences politiques des barons et chevaliers anglo-normands. Son absence donna des soupçons, et le roi -^t publier que tout grand possesseur de terres qui i^s se rendrait point à sa cour, aux fêtes prochaines de la Pentecôte, serait mis hors de la paix publiques Robert de Molbray n'y vint pas, de crainte d'être saisi et emprisonné, et alors Guillaume fit marcher l'armée royale vers la province de Northumberland. Il assiégea et prit plusieurs châteaux; il bloqua celui de Bamborough, où le comte Robert s'était retiré, mais il ne lo?: put s'en rendre maître. Après des efi'orts inutiles, le roi fit construire vis-à-vis de Bamborough un fort de bois qu'il appela dans son langage normand Malveisin, ou mauvais voisin, y laissa une garnison, et reprit sa route vers le sud *. Les gardiens de la nouvelle forteresse surprirent Robert dans une sortie, le blessèrent et le firent prisonnier. Il fut condamné à une prison perpétuelle, et ses complices furent bannis d'Angleterre.

1. "Willelm. Malmesb., de Gest. reg, angl., lib. IV, apud Rer. anglic. Script., p. 124, éd. Savile.

2. Orderic. Vital. Hist. ecclesiast., lib. VIII, apud Script, rer. nortnan?i., p. 703.

3. Jussit omnes qui a rege terras tenebant, modo pace dignes haberi se veîient, adesse sujb curise. (Chron. saxon., éd. Gibson, p. 203.)

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