‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 242 sur 268 · Matth. Paris, t. I, p · texte numérisé non relu

Matth. Paris, t. I, p

1128 favori du roi'. Dans la même année Foulques, comte d'Anjou, suivant le nouvel enthousiasme du siècle, se fit ce qu'on appelait soldat du Christ, marqua d'une croix sa cotte d'armes, et partit pour Jérusalem. Dans l'incertitude de son retour, il remit le comté à son fils Geofi'roy, surnommé Plante-Genest, à cause de l'habitude qu'il avait de mettre, en guise de plume, une branche de genêt fleuri à son chaperon % ,,26 Le roi Henri se prit de grande amitié pour son ir:7 jeune voisin, le comte Geoffroy d'Anjou, à cause de sa bonne mine , de l'élégance de ses manières et de sa réputation de courage ; il voulut même devenir son parrain en chevalerie, et faire à ses frais, à Rouen, la cérémonie de la réception de Geoffroy dans cette haute classe militaire ^. Après le bain, où, suivant l'usage, on plongea le nouveau chevalier, Henri lui donna., comme à son fils d'armes, un cheval d'Espagne, une cotte et des chausses de mailles à l'épreuve de la lance et du trait, des éperons d'or, un écu orné de figures de lion en or, un heaume enrichi de pierreries, une lance de frêne avec un fer de Poitiers, et une épée dont la lame était d'une trempe si parfaite quelle passait pour un ouvrage de Waland, l'artiste fabuleux des vieilles traditions du Nord*.

1. ... Et primus omnium cornes Blesensis.(Mattli. Paris, t. I, p. 70.

2. Dictum etiam, idque usitatius, Plantagenest , eo quod genista» ramum pileolo insertum gestaret. [Script, rer. gallic. et francic, t. XII, p. 581, in nota c, ad cale, pag.) — Chronique de Normandie, apud ibid., t. XIII, p. 247.

3. Joliannis monac. major, monast. ; Hist. Gaufredi ducis Normann., apud Script, rer. gallic. et francic, t. XII, p. 520 et 521.

4. Lorica... raaciilis duplicibus intexta... hasta fraxinea ferrum pic-

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