‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 248 sur 268 · Patibulis aliisque generibus rnertis interievunt. (Ibid · texte numérisé non relu

Patibulis aliisque generibus rnertis interievunt. (Ibid

'^^i CONQUÊTE DE L'ANGLETERRE

toutes les classes de la population anglo-saxonne. Le vieux cri anglais, Point de Noi^mands ! ne retentit plus dans l'histoire, et les insurrections postérieures ont pour mot de ralliement des formules de guerre civile : ainsi, au quatorzième siècle, les paysans d'Angleterre, soulevés, criaient : Point de gentilshommes M et au dix-septième, les habitants des villes et des campagnes disaient : Plus de lords orgueilleux, ni d'évêques au cœur corrompu"^ ! Il sera cependant possible de saisir encore dans les faits qui vont suivre des traces vivantes de l'ancienne hostilité des deux races.

C'est une chose aujourd'hui fort incertaine que la durée du temps pendant lequel les mots de noble et de riche furent, dans la conscience populaire des Anglais, synonymes de ceux d'usurpateur et d'étranger ; car la valeur exacte du langage des vieux historiens est trop souvent un problème pour l'historien moderne. Comme ils écrivaient pour des gens qui savaient, sur leur propre état social, bien des secreti^ que la postérité n'a pas reçus, ils pouvaient s'exprimer en termes vagues, user même de réticences : on les comprenait à demi-mot. Mais nous, comment nous est-il possible de comprendre la manière de s'énoncer des chroniqueurs, si nous ne connaissons pas déjà la physionomie de leur temps? ^t où pour-

1. When Adam delved and Eve span, Wliere was then the gentleman? ^

(Anciens vers cités par Sharon Turner, Histonj of En.jland, t. II, p 213, note B8.)

2. Proud lords and rotten heartel bishops ! Voj'ez les historiens de I . révolution de 1640,

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