‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 75 sur 268 · Torfaei Hist. rer. norveg., t. III, p · texte numérisé non relu

Torfaei Hist. rer. norveg., t. III, p

3. Pour la signification de ce mot, voyez t. I, liv. III, p. 301.

lOTo portaient à la main ou posaient sur l'épaule droite.

1071 Cette milice, d'un aspect vraiment redoutable, était renommée , depuis des siècles, par sa discipline sévère et sa fidélité à toute épreuve. L'exemple des premiers Saxons qui s'y enrôlèrent fut suivi par d'autres, et, dans la suite, le corps des Varings se recruta surtout d'hommes venus d'Angleterre, ou, comme disaient les Grecs dans leur langage encore classique, de Barbares de l'île de Bretagne *. L'idiome anglo-saxon, ou un dialecte mélangé de saxon et de danois, devint, à l'exclusion du grec, le langage officiel de ces gardes du palais impérial; c'était dans cette langue qu'ils recevaient les ordres de leurs chefs, et qu'eux-mêmes adressaient à l'empereur, dans les grands jours de fête, leurs félicitations et leurs vœux ^.

Quant aux Saxons qui ne purent ou ne voulurent pas émigrer, beaucoup d'entre eux se réfugièrent dans les forêts avec leurs familles, et, s'ils étaient riches et puissants, avec leurs serviteurs et leurs vassaux '. Les grandes routes où passaient les convois normands furent infestées par leurs bandes armées ; ils enlevaient par ruse aux conquérants ce que les conquérants avaient enlevé par force, et se faisaient ainsi payer la rançon de leurs héritages, ou vengeaient, par l'assassinat, le massacre de leurs com-

1. Stritteri Mémorise populorum ex script, hist. byzant. digestse, t. I\' , p. 431.

2. Ibid. — Orderic. VitaL Hisl. ecclesiast., lib. IV, apud Script, rer. normann., p. 508.

3. ... Cum familia sua ad «vlvas fugientibus. (Matth. Paris. Yitx abbatum S, Albani, t. 1, p. 29.J

Page 1