Et serena facie vocavit eos ad pacem. (Ibid., p
3. Jiiravit supei" onmes reliquias ccclesiœ Sancti Albaui, tactisque sacrosanctis Evaugeliis... bonas et approbatas antiquas regni leges... inviolabilitcr obsei-vare. (ll.iil.)
1071 de fidélité qu'on prêtait aux anciens rois, et se sépa-
1072 rèrent ensuite, rompant la grande association qu'ils avaient formée pour la délivrance du pays *. L'évêque Wulfstan fut député vers l'ouest, dans la province de Chester, pour y calmer les esprits, et faire une visite pastorale dont aucun prélat normand n'osait encore se charger *.
Ces bonnes et antiques lois, ces lois d'Edward, dont la promesse avait le pouvoir d'apaiser les insurrections, n'étaient point un code particulier, un système de dispositions écrites, etl'on entendait simplement par ces mots l'administration douce et populaire qui avait existé en Angleterre au temps des rois nationaux. Durant la domination danoise, le peuple anglais, dans ses prières adressées au vainqueur, demandait, sous le nom de lois d'Ethelred, l'anéantissement du régime odieux de la conquête ' ; demander les lois d'Edward, sous la domination normande, c'était former le même souhait, mais un souhait inutile, et que, en dépit de ses promesses, le nouveau conquérant ne pouvait remplir. Quand bien même il eût maintenu, de bonne foi, toutes les pratiques légales de l'ancien temps, quand même il les eût fait observer à la lettre par ses juges étrangers, elles n'auraient point porté leurs anciens fruits. Il y avait erreur de langage dans les demandes de la
1. ... Ad pi-opria lœti recesseruut. (Matth. Paris. Vitx abbalum S. Alhani, t. I, p. 48.)
2. Episcopatus ei cestrensis a Lanfranco... visitatio commissa est... ea enimprovincia... erat adliuc... Normaimis inaccessa et impacata. (Willelm. Malmesb., de Viia S. Vttlfslani, lib, I, cap i; Anglia mcra^ t. II, p. 256.)