‹ Histoire de la conquête de la Lombardi (volume 2)Chapitre 42 sur 228 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Le pape Jean VIII et l'empereur d'Orient. — Photius reconnu patriarche. — Il dupe le Saint-Siège. — Mort de Louis-\e-Bègue et de Carlornan de Bavière. — Conflit d'ambitions. — Charles-le- Gros.— Jean VIII le sacre empereur.— Premières victoires de ce monarque. — Il quitte l'Italie. — Mécontentement de la Péninsule. - L'archevêque Ansperto. — Ses bienfaits. — Sa mort et celle de Jean VIII. — Charles-le-Gros s'empare de la couronne de France. — Le fardeau de l'empire est trop lourd pour sa faiblesse.— Nouveaux progrès de la féodalité en France et en Lombardie. — Les ducs, de Bénévent se donnent aux empereurs grecs. — Bérenger de FriouL— Guy de Spoletti. — Commencement de la rivalité de ces deux ducs célèbres. — Luitward, ministre de l'empereur. — Sa puissance. —Sa cbute.— Déchéance de Charles-le-Gros. —Sa mort.

— De 879 «888. —

Tout en Occident déjouait les espérances de Jean VIII. Les Sarrasins menaçaient Rome. La cour de France dédaignait ses offres et lui refusait ou ne pouvait lui accorder le secours qu'il demandait. Les cours d'Allemagne lui étaient hostiles. Son propre clergé méprisait ses ordres et ses censures.

Ce pontife n'avait pas attendu d'être réduit à cette extrémité pour songer à détruire , au besoin , l'œuvre des papes Etienne et Léon , et à

rejeter Rome el l'Italie sous la puissance de Constantinople.

Basile tenait toujours les rênes de l'empire du Bosphore. Ce prince avait réduit tous ses ennemis d'Orient; ses flottes naviguaient, respectées et redoutables, le long des côtes de l'Italie. Jean VIII pouvait espérer de trouver dans ce prince un appui contre les infidèles , aussi bien que contre les rois de la chrétienté qui se montraient hostiles. Aussi, tandis qu'il négociait avec le roi de France, tandis qu'il offrait à Louis-le-Bègue , à Charles-le-Gros et à Carloman , la couronne impériale ; tandis qu'il agissait ouvertement en Italie en faveur de Boson et contre l'intérêt de ees mêmes princes , ses légats traitaient avec l'empereur d'Orient. En retour des bons offices qu'on réclamait de ce monarque , les envoyés de Rome lui laissaient entrevoir la destruction de l'empire d'Occident et le retour de l'Italie sous la domination de Constantinople.

Un motif apparent servait à couvrir ces honteuses intrigues.

Bogoris, roi de Bulgarie , cédant aux instances de sa femme qui était chrétienne, s'était, depuis quelques années, converti à l'exemple deClovis et d'Ëgbert ; et, comme ces deux rois.

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