CHAPITRE XVIII
LES CONSTITUTIONNliLS ET LE DIRECTOIRE
I I. Malveillance du directoire pour les constitutionnels. — Il prend un arrêté contre Maudru pour avoir publié le bref du 5 août 1796 et les décrets du concile constitutionnel. — Cet arrêté torture le texte de la constitution pour entraver la liberté du culte. — Le directoire prend encore un arrêté de déportation contre lui, pour avoir fait des tournées pastorales, mais il n*ose pas Texécuter. — Asselin, évéque intrus du Pas-de-Calais, poursuivi pour avoir proclamé la loi du jeûne et du maigre, et la nécessité de Tinstruction chrétienne. — Oppression de Téglise constitutionnelle. — Lecoz continue à représenter Robespierre comme l'allié des réfractaires. 715
I II. Des prêtres constitutionnels sont déportés pour avoir prêché le repos du dimanche et la nécessité du mariage religieux. — La peur de la Guyane fait commettre des lâchetés. — Le directoire (déporte certains prêtres mariés. — Saurine et les intrus demandent que la loi du 19 fructidor ne soit jamais appliquée aux constitutionnels. — Les jureurs, frappés par le directoire, se rétractent pour la plupart 726
g III. Les prêtres déportables entassés à Rochefort et dans les îles de Ré et d'Oléron. — Situation horrible des prêtres déportés en Guyane. — Ils meurent presque tous à Conanama et à Sinamary. 733
I IV. Rapport de Briot, du 21 brumaire an VII, sur les moyens de rendre la persécution plus efficace. — Disposition curieuse contre les receleurs de prêtres. — Journée du 30 prairial. — Renouvellement du directoire. — Une résolution des cinq cents soustrait les constitutionnels à la déportation. — Elle est repoussée par les anciens. — Lois terroristes , 742
S V. Mort de Pie VI à Valence. — Retour de Bonaparte. — Le
pectf en lui imposant le divorce. — Arrêtés violents contre le culte. — Cependant Gouly est violemment attaqué par ses collègues comme trop modéré. — Il continue à marier les prêtres de force. — Néanmoins Albitte est envoyé à sa place 43
§ II. Rage persécutrice d' Albitte. — Il est chargé de tyranniser la Savoie. — Il abolit complètement le culte constitutionnel. — Il fait des efforts désespérés pour supprimer à la fois les églises et les prêtres. — Les constitutionnels qui ont abdiqué sont internés au district, ceux qui n'ont pas abdiqué sont emprisonnés. — Il leur présente à tous une formule d'apostasie à signer. — Grandes faveurs aux apostats et aux prêtres mariés. — Ceux qui refusent ont la prison et Téchafaud en perspective. — Aussi beaucoup faiblissent. — Albitte fait démolir les clochers avec fureur . . • 54
§ III. Arrêtés' atroces d'Albitte contre les suspects. — Il leur arrache leurs enfants pour les livrer à des sans-culottes. — Son zèle iconoclaste inquiète à la fin le comité de salut public. — Albitte lui adresse une curieuse apologie. — Uévêque intrus Panisset signe sa formule d'apostasie. — Situation terrible des catholiques de Savoie. — La Terreur à Grenoble 68