CHAPITRE V
I. Les constituants débitent à propos des élections ecclésiastiques une foule d'inexactitudes sur la primitive Église. — Leur système d'élec^ tions. — Ce ne sont pas .des élections véritables, mais des nominations faites par des corps politiques. •— Les électeurs de la constitution civile ne représentent point les fidèles, ils font un acte politique régi par la loi politique. — Les protestants et les juifs participent aux élections du clergé. — Vains eflbrts des jansénistes pour obtenu- quelques modifications à ce système. — Robespierre avec l'appui de Barnave et de Chapelier fait rejeter leurs amendements. — II. L'institution canonique de la constitution civile est tout à fait dérisoire, car le tribunal de district est juge supérieur du métropolitain. — L'autorité du pape est complètement annulée. — Sur ce point le projet primitif
rédigé par les jansénistes» est adouci, quant à la forme, par les Voltairiens. * I>q droit de conGrmation du saint-siége. — La constitution ci\ile ne dit mot des conciles , mais les rend impossibles. — Rôle mi« sérable des évèques dans l'Ëglise constitutionnelle. — Projet insensé de réduction des paroisses. — Il est modifié par l'Assemblée. — Coup d^œQ géoértl sur la constitution civile. — Elle repose sur une doctrine éminemment protestante. « Si elle a respecté certaines choses dans le eathoUdsme, c'est par prudence , en attendant. — Le mépris des phi- Imophes pour les croyants leur a fait concevoir les plus étranges illusions sur les résultats de leur entreprise 228