CHAPITRE IV
LA COnSTTrVTlON CIVILE.
* ^^inopportunité et l'hétérodoxie de la constitution civile démontrées ^^me par des jansénistes hostiles à la cour de Rome. — Son texte. —
Paf
Décret addilionnel du 24 no¥embre. — II. La conslitution civile n'était pas civile le moins dn monde, elle tranchait évidemment une foule de questions de Tordre spirituel. ^ Une constitution vraiment civile n'aurait pu exister que sous rancicn régime. — La révolution ayant enlevé au clergé ses privilèges et son pouvoir polilique, il n'y avait plus matière à une constitution vraiment civile du clergé. — Mépris des Constituants pour la religion qu^ils trouvaient bonne seulement pour les faibles d^esprit et les classes inférieures. — L* Assemblée s'est déclarée au-dessus de l'Église dans toutes les questions quMl lui plairait de traiter. ^ Langage de ses membres les plus autorisés. — Ridicules tirades des Constituanls sur la primilive Église. — Ilf . La constitution civile n'était pas seulement schismatique, elle était encore hérétique, car elle niait le caractère essentiel de TÊglise. — L'ÉgUse est une société spirituelle composée d'hommes, de là un double caractère, de là deux sortes d*actes qu^elle commande. — L'Assemblée méconnaît violemment cette vérité. — Beaucoup de Constituants trèsignorants en reli^^on sont entraînés à soutenir des décrets schismati* ques par le désir d'avoir moins d'évéques et de curés à payer sur les biens enlevés à l'Église. — La réduction des évéchés constituait an grave empiétement sur le pouvoir spirituel. — Polémique engagtîc à ce si^et. — Cette réduction n'était pour les fidèles d'aucune utilité. — L^ Assemblée a prétendu l'opérer elle-même en repoussant avec mépris le concours de l'Église. — L'exposition des principes. — M**' de la Luzerne. — Moltrct et Jabinean. — Singulière consultation d'Agier. — IV. Le système des constitutionnels revient à dire que l'État en donnant un traitement aux ministres de l'Église, devient le maître absolu de TÉglise elle-même et l'absorbe complètement dans ses attributions les plus essentielles. — Discours de Treilhard. — Son étrange manière de discuter. ~ Le concile de Chalcédoine. — Les prétentions de PAssemblée démenties par les faits l