POLITIQUE
publiques française et batave annonce déjà au monde que la tyrannie britannique va bientôt faire place i la liberlé des mers^ que nous avons conquise. »
Ainsi M. Pitt retrouva la conviction que la paix était impossible avec la France révolutionnaire. L'état de désordre et d'anarchie où elle semblait être, les dangers où la Convention était e^cposée entre les séditions des Jacobins et les ardeurs de la réaction, inclinèrent le ministère anglais à prêter Toreille aux espérances illusoires des émigrés. Alors fut tentée Texpédition de Quiberon; un subside fut accordé à r Autriche 9 pour qu'elle prît à sa solde Tarrnée de Condé.
Toutes les tentatives de négociations n'avaient pas encore cessé de la part de l'Autriche ; le comité de salut public ne se prononçait pas de manière à les décourager entièrement. M. de Hardenberg conférait à Bâle avec M. Barthélémy pour arriver à un traité , non point avec tel ou tel État d'Allemagne, mais avec le corps germanique, ce qui pouvait comprendre l'empereur.
Au milieu d'août , Rewbell arriva à Bâle , et après deux conférences avec M. de Hardenbei^, il lui notifia avec sa rudesse accoutumée et du ton le plus absolu , que la France ne rendrait ni à aucune puis* sance, ni à l'empire germanique, ses conquêtes entre le Rhin et la Meuse; « qu'il lui fallait la barrière insurmontable du Rhin qui avait pendant six cents ans empêché l'empire i*omaîn d'être englouti par les barbares.... ce serait d'ailleurs.... donner nn établissement sur le seuil de notre porte. Le gouver* nement français ne veut pas non plus permettre an roi de Prusse de s'établir entre le Rhin et la Mense,^