NOUVEL ARRÊTÉ DE LÀ SECTION LBPELLETIER
rus, de ces soldats de la patrie qui n'inspirent d'alarmes qu'aux soldats de rAutriche et de l'Angleterre. Républicains innombrables, venez tous, formez une légion toujours invincible, et, puisque les amis des rois l'exigent, donnez-leur encore le spectacle d'un triomphe. »
Cette péroraison devenait plus persuasive encore par la lecture d'une pièce que le rapporteur avait réservée pour démontrer mieux encore l'indispensable nécessité des mesures qu'il proposait : c'était un arrêté de la section Lepelletier, qui avait été envoyé à l'adhésion des autres assemblées primaires.
— a Les assemblées primaires de Paris , considérant que le terme de dix jours que la Convention a prétendu marquer entre la clôture des assemblées primaires et la convocation des corps électoraux, ne tend qu'à se ménager le moyen d'en reculer le terme, d'ajourner la constitution acceptée par le peuple, de prolonger le gouvernement révolutionnaire, de diviser, séduire et terrifier les électeurs ;
« Considérant que les exemples d'usurpation si fréquemment donnés doivent faire présumer de nouveaux attentats ;
« Considérant que l'on a déjà employé la violence pour dissoudre plusieurs assemblées primaires; que le sang a coulé à Nonancourt, à Dreux à Yerneuil; que des présidents ou secrétaires et autres membres du souverain ont été égorgés ou plongés dans les cachots ;
« Considérant que le grand crime de la commune de Dreux, aux yeux des usurpateurs, est d'avoir osé fraterniser avec les Parisiens, et surtout d'avoir dé-