‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 45 sur 108 · L INSURRECTION EST DÉCIDÉE · texte numérisé non relu

L INSURRECTION EST DÉCIDÉE

pétition au nom de la commune de Paris; elle fut aussitôt envoyée à la mairie , pour être le lendemain présentée à la Convention par toute la municipalité et les commissaires des sections.

Déjà la mise en liberté d'Hébert et des autres détenus avait rendu aux: meneurs de l'insurrection toute leur audace. Vers la fin de la séance du soir, une députation de vingt-sept sections vint présenter une adresse, où la suppression de la commission des douze était requise plutôt que demandée; les pétitionnaires exigeaient aussi que les membres de cette commission fussent traduits devant le tribunal révolutionnaire.

Robespierre, à la tribune des Jacobins , gourmandait la mollesse et Tindécision de Pache. « Si la commune de Paris, à qui sont confiés les intérêts de celte grande cité,^e s'unit pas au peuple, ne forme pas avec lui une étroite alliance, elle viole le premier de ses devoirs ; elle ne mérite plus la réputation de popularité dont elle a été investie jusqu'à ce jour, w

La Convention était troublée par l'attente du nouveau 10 août, qui allait être inévitablement exercé sur elle. Les députations qui se succédaient à la barre étaient à peine écoutées; les délibérations étaient confuses, le vote incertain. L'adresse des vingt-sept sections obtint les honneurs de l'impression; puis, malgré la dénonciation de Marat, et par appel nominal, la même faveur fut accordée à une adresse envoyée de Rouen qui exprimait des opinions opposées. Il y avait changement de majorité; trois secrétaires furent élus dans les rangs des modérés ; c'est qu'il était plus de minuit et que les Montagnards avaient affaire ailleurs.

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