Histoire de la conversion des Juifs de Toméi d'après d'anciens manuscrits arabes
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Extrait de la
ALPHON
taie va publier prochainement, par les , une apologie du christianisme, en lanlit un Juif, nommé Jacob, nouvellement igulières circonstances, à la religion de * rechercher quelque forme arabe de cet les différentes controverses judéo-chré-
; pas, en arabe, l'histoire de ce Jacob, îrature nous a été conservée, dans cette
polémiques entre Juifs et chrétiens ; et e nouveau à ajouter à la Polemische îider. Cette addition ne contribuerait pas 3 un accès plus facile, mais elle le renet, c'est-à-dire parfait, pour certains, endre à trouver le fond de ces controin ouvrage à l'autre. En effet, il n'y a r un chrétien, de combattre un Juif sur ura donné l'interprétation des prophéis-Christ, relevé les indices, dans l'Angme de la Trinité, il aura fourni son oversiste. Il pourra encore montrer que 'abolir, et qu'il fallait que le précepte > précepte de grâce : et encore ici, il s témoignages de la Bible.
ouvrages est l'évangile de saint Mat-
n"" 172, 173, 174, WOy ^iih '^^^, ^^o que 214 en contient deux, dont Tune se 173 et 174 contiennent un même ouv part 215 et 4881.
Ce dénombrement n'est pas pour fa
pour éviter, à la réimpression des cata
mêmes textes des notices qui ne se res
Plusieurs de ces morceaux n'ont pj
tant une sérieuse discussion, bien qi
que nous donne, sous forme d'opuscu
ibn Fenhas ibn Choeib, surnommé Al
docteur Jacobite 'Isa ibn Zor'a, l'an 3c^
C). Elle débute, dans le n" 173, par
mane : ^Jjlsbr^t ^1 ^^W r^^ c^
considérant que la vision nette du d
surérogatoire une œuvre d'obligation
borne pas aux préceptes de la loi éc
qu'il a à cœur, de la conversion des J
en quatre chapitres : 1. Que la loi de
n'oblige plus dans toutes ses prescrij
annoncé est venu, et il y a de cela 99
la Trinité et de l'Unité de Dieu; 4. De
trouvent annexées les objections des
dernier, et les preuves de l'immorlalii
Christ, qui ne sera jamais ni abolie
propos, une réfutation du Mahométis
Abd Allah ibn Moliammed al-Balkl
contre le christianisme intitulé ^J:
tois plus corrert dans le détail que le 214, 3l n'est qu'une copie inintelligente d'un malgré sa belle calligraphie et sa division ux mss. ne se sont pas connus, pour plua principale est que le plus moderne préi a été, par distraction du copiste, sauté La bibliothèque de l'Université d'Upsal lîopie, beaucoup plus ancienne, datée de vue ; les deux copies de Paris nous suffi- (' en son entier; 214 nous guidera, parce mplet, et -iOS nous en éclaircira tous les
aperçu, en forme d'analyse, du récit qui qui s'étend, dans le 214, sur 46 feuillets.
détruisit Jérusalem, il bannit en Egypte ) familles juives, qui expièrent ainsi le es avaient commis en crucifiant Jésusd'entre elles s'établirent à Tomei, qui est que les Israélites bâtirent au temps de 5 Pharaons (3). Cette ville était ainsi peu-
é, avec son ouvrage, par Hadji Khalfa; v. Fliigel,
faqoût, Tomei. Village près de Ilauf, non loin de
ne pas ce nom parmi les villes construites par les itorïi et Ramsès.
riKos [z), ei i auire Anare.
Un jour, ils tombèrent sur une gr fêtant la solennité des Tabernacles. E compagnon : Crois-tu que Dieu ait poi peuple? Et ils marchaient dans la ville pensée, quand ils se trouvèrent devan était connu, l'homme le plus considéré ran, assis sur le seuil de sa boutique, Juifs; il tenait à la main un livre dan^ nés s'arrêtèrent pour faire, comme d mais Amran leur dit : Aujourd'hui ai n'achète; vous reviendrez demain.
Mais les moines répliquèrent : Nous contient ce livre que tu lis, pour sa rendez en ce jour au Seigneur trouve
— Eh ! dit le Juif, pourquoi Dieu le c'est la Loi, c'est la parole révélée pai et que nous avons toujours observée j par Moïse que nous avons appris à n'agréerait-il pas un culte qu'il nous vous voulez, apprenez que le passage
(1) L'auteur a voulu établir un synchronism< vénement s'est passé avant 622, comme on von d'Alexandrie Andronikos (v. Evetts, IHstoiy of trol. Or.). Or, en faisant partir, suivant r usage, de Dioclétien, la date de l'auteur serait 631 de non plus d'ailleurs que 622, avec le règne des p
(2) Peut-être Sotérikos.
mais Salirikos l'interrompit : 11 ne à parler contre nous deux, car les } deux, vous n'entendez que Targuas deux à attaquer, f, je vous défie, vous, avec tous les l'évêque votre chef, de nous tenir livres sacrés.
înts tirés de vos livres, nous te réreras ta loi devant tous ceux de ta i?
s établissons des témoins. Si tu me )tre livre, je deviens chrétien, avec te bats, c'est toi qui te fais juif, et astère.
^ent leurs témoins. Alors le Juif deirole des livres saints sur laquelle int qu'il y répondrait. Mais Satiri- Que penses-tu du Verbe éternel de oses avec le Père, et qui s'appelle
. ce Verbe de Dieu dont tu fais une que Dieu est unique, créateur sans prendre conseil de quiconque, e, ne lisais-tu pas à l'instant que iG? Si Dieu dit Créons, c'est assuie son Verbe. Ne va pas dire qu'il ilcriture, dans ce cas, l'aurait fait salent pas dignes de tant de gloire.
les propneues reiaiivcs
En ce tempS'lày feni
cerai ma loi dans le
Ma loi viendra dam
Jérusalem y et il régne
Sur les instances de s<
gagner, Salirikos accu
opportun pour lui dir
— Quelqu'un de ta
Jésus-Christ : convert
commencement était <
Mais Amran s'éton
gendre, puisse engen
ration du Fils par le
l'homme.
La foi chrétienne f adhère à l'existence ( qu'on lui prouve son Marie. L'apologiste, v témoignages des pro restre du Sauveur; ei
(1) C'est ainsi que la Bibi
(2) Ps. Lxxxix, 13 sqq.
(3) Jér., XXXI, 33.
(4) Is., Il, 3.
(5) Jean, i.
(6) Toute la réponse a é la question suivante. La si ms.
in : // viendra, et on lui donnera de l'or era des vœux pour lui chaque jour (2).
le David n'a eu en vue que Salomon, et élèbre; mais le moine lui montre que le glorification de Dieu. Puis il raconte l'arérusalem, et la prophétie de Michée : Et l'entrevue avec Hérode, et Tadoration des
Egypte, ^ypte heurte les idées juives de Amran sur er, dit-il, a-t-il à craindre Targile, et le
resclave?
î moine , mais l'Egypte n'avait jamais eu lit le peuple le plus éloigné de la connaiset le Sauveur Ta visitée pour la sanctifier
Sabaothj dit Isaïe, descendit en la terre uige léger, et ce nuage, c'est Marie toute levant sa face se dissiperont (3). Et plus
Jéhovah aura un autel au milieu de la En effet, TÉgypte adore Dieu à présent, et >le : Bénie soit rÉgypte, mon peuple (5).
es ces preuves, Amran était fort troublé, i choses admirables; pourtant, notre livre 3e fils de Dieu ; fais-moi savoir comment
Celui-ci est mon Fus bien-antw. tomme fuser d'adhérer à la Transliguration, puisq de s'adjoindre, comme témoins irrévocables tants de l'ancienne loi, Moïse et Élie? Enfii bien comment se manient les âmes, dit à A ébranlé :
« Il me reste à te donner le témoignage mais je crains que tu ne commettes le pécl l'évidence.
— Comment, s'écria Amran, pourrais-je de l'Écriture, en face des témoins placés
— Écoute alors ce verset du Psalmiste mon fils^ et aujourd'hui je Val engend) appuyer la vérité de cette parole, David ajo te donnerai les nations pour héritage, ( extrémités de la terre (2). Or, tout cela s' terre, en ce siècle, ne croit pas à Notre-Sei honoré dans tout l'empire de Constantinoj tout rOrient, dans les Iles et en Espagne nous lisons : le Christ est Fils de Dieu, r cette expression qu'une sorte de figure. Die des hommes : les trois anges envoyés ve parfaitement toutes choses, mais, s'ex
1) Ps. II, 7.
(3) 5jJjJ^<^ ^^1)^1. Les lies, c'est peut-être Al^ du Nord était sous la domination byzantine, et la rel importée par les conquérants Vandales.
et ordonna de lairo descendre 1rs ronverus m
qu'à la fin des cérémonies de la Croix, en ail
minaret de les baptiscM*. L<»8 moines restrrei
que pour entendre la messe et recevoir la eoiii
onze; et en prêtant Toreille aux paroles de la
dans Tadmiration de voir qu'elles s'aco«»rd.
nements dont ils s*entrenaient depuis deux
saient entre eux : « Cette aventure est de e»
Dieu : écoutons les paroles du livre qu'nii
Dieu veut faire allusion Ji ce qui est arriv»'.
ment de l'Épltre, ils entendirent le leeleur «p
sagesse que nous prêchons, s<njess<' t/ui //'
siècle... Nul des princes de rc sicrlc ne /'
l'avaient connue, ifs n'auraient pas crur
gloire (\). Et dans les épltres catholiques, i
temps était où vous n étiez jxis le peuple d
devenus le peuple de Dieu; vous n'étiez p
miséricordcy et vous vodà qui avez ohlei
Et dans les Actes des Apôtres : Paul leur {
le Saint-Esprit f Ils répondirent : S nus
le Saint-Esprit. Alors Paul les baptisa,
mains, et le Saint-Esprit vint sur eux i
gile : Qui ne porte pas sa croix, et me sui
moi (4).
(1) I Cor., II, 6, 8.
(2) I Pet., II, 10.
(3) Act., XIX, 2.
(4) Matth., X, 38.
.mran en tête, furent amenés dans Téglise. e s'asseoir, et, s'adressant à Amran, lui le. Puis il lui demanda qui avait vaincu ftoine ou de lui. Amran dit que la victoire.
'^êque, que je lise devant ce peuple la re- )verse?
ndit Amran, pour fortifier mon esprit. » Et liscussion en son entier; et le caïd et tout ant, manifestaient par des cris en gloriition; et tous, émerveillés de rintelligence lient vers lui pour qu'il les bénît, 'écria le moine, en les bénissant, mes pair la vaine gloire de la science, mais pour uple et le salut de ces âmes. »
uifs s'écrièrent qu'on leur donnât le bapib leur dit : « J'appréhende de vous bapretour dans vos demeures, vous ne ren- Dn auprès de vos enfants et de vos femmes, > vous aurez reçu ne soit chez vous une un objet de scandale. Aussi, retournez )art de ceci à vos frères : Qui veut être îe et qu'il purifie sa maison, et jeûne sept r, et au huitième, je le recevrai avec le ) le baptiserai, et je lui donnerai la commit avec joie excepté Amran, qui demeura
Antoine; et les moines sortii de rÉvêque, avec les croix et 1 des nouvelles des nouveaux co qu'ils avaient accompli tout c( avaient jeûné avec leurs fem et leurs serviteurs pendant rempli de joie, et demanda qi baptiserait tout ce monde. L salle destinée à leur immer le 11 de Tôbi. C'était une con chaux; rÉvêque fut très sat d'eau la piscine.
Quand tous les préparatifs Tout, il ordonna à Amran le Juifs, et de proclamer dans qu'il aille vers notre Père l'É demeurera contre lui.
Amran obéit; et aussitôt i hâtèrent à l'envi vers le me petit. Quant à Amran, il pri serviteurs, les esclaves et nombre de quarante-six perse se dirigeant vers le couvent
L'Evêque, en voyant la fou
(1) Ce naïf travail ne mérite pas d' considérable, qui vient ici s'interca soixante-douze petits chapitres. Soi médiocres.
, et à TEsprit-Saint, dans tous les :
a la force et la vérité de la religion " ai te aux hommes de commencer à et de s'y plonger trois fois au nom aint-Esprit ; — et aux femmes et leur suite.
ipelé le nouveau Paul (1). L'Évêque iiunier la foule au corps et au sang ;j ermina le baptême des Juifs de la de 375 personnes. Et il y eut dans Qces en leur honneur; les nouveaux rÉvéque et à ceux qui l'avaient eux leur entrée dans la ville; et , demeura sept jours parmi eux; et >nnait aux chrétiens la communion
laître Paul le lévite, et, le voyant ce, il l'établit prêtre. Puis l'Évêque es accompagnaient, s'en retournèce de Dieu.
a au P. Évêque une lettre d'Alexan-
en mêm3 temps que la foule des
P. Patriarche Anba Andronikos (2),
luif, Aboul-Ala,surnomn é VOrfèwe, écrit ses octcur Mostafa Aboul-Fakhr, converti comme Paul était le patron des convertis.
les Juifs de Tomei, au nombre de
Quand le P. Patriarche ent(M miracle qui s'était vu lors du bap ration; et chacun glorifia Dieu, mofne, et celle du Juif son advers témoignages de l'Écriture que Sat de sa discussion, ot on trouva qu( Alors le P. Beniamin prit la parc
« En vérité je vous le dis, ù I foule de Juifs dans cette ville, se l'Église, nous a suscité cette coi infidèles et aux hérétiques, et Chrétiens peu instruits de leur r dans le droit chemin de la vérité que cet écrit soit lu dans toute éo
« Le 2'' jour de la fête de la ( discussion ;
<r Le 2** jour de la fête de No sance de Jésus de Marie toute pui
« Le 2'' jour de la fête de Pàqi la résurrection de Jésus-Christ.
Lorsque les Évêques eurent triarche, ils en eurent une grai une copie de la controverse, ei copale.
Plusieurs années après, Anba'
• (1) 622-661, d'après Evestts.
en 72 chapitres, dont il et ai et il l'a logé dans le cours <l drions la relation de ce curie paru bien instructive et intcr trois copies, d'àgos bien difl
Paris.