FIG. 5. — DANSE FUNÈBRE
(Plaque de terre cuite peinte. — Musée du Louvre.)
et de parfums. Trois autres accompagnent de leur musique et de leur danse l'hommage des premières. »
Chez les Grecs (fig. 5), le défunt porté par ses proches, était accompagné par des joueurs de flûtes gingrines qui faisaient entendre des airs lugubres sur le mode phrygien. Derrière suivaient des pleureuses gagées dont la marche cadencée était une sorte de danse funèbre d'un caractère grave et majestueux, ainsi que l'on peut s'en rendre
i. Maspéro, Archéologie égyptienne. Alcide Picard et Kaan, éditeurs.
L'ANTIQUITÉ. ai
compte par un fragment de vase d'ancien style d'Athènes représentant une exposition mortuaire. Comme chez les Egyptiens un festin funèbre terminait la cérémonie1.
Chez les Romains, tandis que l'archimime rappelait la démarche, les allures et les actions du mort, quinze jeunes filles précédaient en dansant le char mortuaire que suivaient les pleureuses vêtues de longs