Histoire de la découverte de l'Amérique [microforme]
On a souvent dit, et avec raison ‚ que les exemples et les faits laissaient apres eux des traces bien plus durables dans l'esprit des hommes que les documens et les ‚pr&ceptes, | Cette vérité s’applique avec plus de certitude |. SER encore sur les jeunes gens, pärce que leurs ames, plus neuves, sont plus ouvertes aux impressions, et s’en affectent davantage.
Tout l’art consiste à y Semer sans effort et sans dégoût des principes purs, qui ne s ‘en eflecent jamais. Tout precepte isolé est nécessairement accompagné d’une sécheresse et d’un sérieux qui éloignent l'attention des
vi AVANT-PROPOS,
jeunes gens, au lieu de la captiver; sous le voile du plaisir et de l’intérêt, l'effet est bien plus sûr. C’est sous ce point de vue que Campe a composé son ouvrage. Il met en scène un père de famille instamment prié par'ses enfans de leur raconter des histoires : le bon père veut mettre à profit le fruit de sa complaisance.
D'une part, il se les fait demander plus d’une ”
fois, afin de se red maitre de l'attention, en doublant l’attent®et la curiosité ; ensuite il ne les accorde qu’à titre de récompense, afin de flatter l’amour-propre. Il tire de ces deux moyens un double avantage , celui de bien examiner la nature et la profondeur de l'impression que font sur ses enfans les récits qu'il leur fait, et celui de provoquer, sans qu'ils s’en apercoivent, leur Jugement sur ce qu’ils viennent d’entendre, en laissant venir d’eux tout naturellement les réflexions morales auxquelles ses narrations peuvent donner lieu. Il s'assure par là que la lecon ne s’evaporera pas avec la légèreté de l’âge, et qu’elle doit descendre de la mémoire sar le cœur, pour y rester gravée à Jamais.
‘Ce cadr intéressant comme {ot Jeunes gen parviendrè tester les u
Penetre principes sommes ef de la jeun l’accueil f:
à la premié en présent revue avec