‹ Histoire de la découverte et de la conquête de l'Amérique [microforme]Chapitre 55 sur 76 · LAN TE ANS · texte numérisé non relu

LAN TE ANS

pitaine , lui dit-il, vous avez le droit d'être fier du bonheur que vous avez eu en me faisant prisonnier, » L'orgueil opiniatre de Narvaez méritait une sévère réponse : « Bon homme. lui répondit Cortez, tout ce que Dieu fuit est bien fait; toutefois. je vous jure que ma victoire et votre prise

sont à mes yeux des faits trop peu importants pour que

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291) j'en puisse tirer vanité, » Après lui avoir adressé cette leçon très-juste, Cortez ordonna qu'on le conduisit à Vera- Cruz, où il devait être détenu.

Mais à peine Cortez a-t-il joui de quelques instants de repos sur le théâtre de son triomphe , qu'il reçoit l’affligeante nouvelle de la révolte des habitants de Mexico contre les Espagnols qu'il y avait laissés. Alvarado se maintient trèsdifficilement dans sa forteresse; il demande du secours, et Montézume lui-même envoie un de ses officiers pour prier Cortez de presser son retour dans la capitale, où domine l'insurrection victorieuse.

Huy avait done pas un moment à perdre. Cortez se dirigea aussitôt avec son armée vers la capitale, en traversant Tlascala; les Tlasealans, toujours dévoués à ses intérèts , mirent toutes leurs troupes à sa disposition ; mais il n'emmena que deux mille hommes.

Il craignait de ne pouvoir entrer sans difficulté; mais il trouva les ponts dans l'état où ils étaient au moment de son départ. Ilentra donc dans Mexico avec son armée ; disposant de forces considérables, et appuyé du double prestige de la victoire et de la puissance, il aurait facilement triomphé de l'insurrection, s’il se fût conduit avec la modération que lui prescrivait une svge politique ; mais le bonheur l'avait enivré, et il crut qu'il était désormais dispensé de prudence et d'adresse. Îl fut dur, violent, hautain, et ses mépris n’épargnèrent mème pas Montézume ; il s'imagina qu'il comprimerait facilement par la force la rébellion, et la première mesure qu'il prit fut d'envoyer Ordaz, un de ses meilleurs officiers, à ia tête de quatre cents hommes, qu'il choisit parmi les Espagnols et les Tlascalans,

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