‹ Histoire de la divination dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 4 sur 152 · X BIBLIOGRAPHIE GENERALE · texte numérisé non relu

X BIBLIOGRAPHIE GENERALE

Schneider, Die Divinationen der Allen, mit besonderer RUcksiclU auf die Augurien der R'ômer, Schulprogr. KOthen, i862.

E. Cuatics, Die hellenische Mantik. (Festrede zur akademischen Preisvertbeilungzu Gôttingcn, 4 jan. 1864.)

L. H. DE Fontaine, De divinationis origine et progressu, Rostock, i867.

[Les dissertations de M. Abramo Basevi, Sul principio univcrsale délia divinazione, Firenze, i871 ; — La divinazione et la scienza^ Firenze, 1876, ne s*occupent point de la divination religieuse. 11 s'agit de la théorie de la connaissance dans les monades leibniziennes qui, selon Tauteur, se devinent entre elles, au moyen de signes mis en elles par Dieu.l

Ph. Kœnig, Das Orakelwcscn im Alterthwn. Schulprogr. Crefeld, 1871.

Frederika Hoffmann, Das Orakelwesen im Alterlhum, Stuttgart, 1877.

Lorsque Tarchéologue essaye de restituer, à l'aide des textes et des monuments figurés, l'histoire des civilisations antiques, il réussit assez bien à en reproduire la structure extérieure. Il lui est plus difficile d'en ressaisir l'esprit et de vivre un instant de la vie intellectuelle et morale dont elles sont l'œuvre. Cet effort devient presque impossible quand il s'agit de ranimer, pour les apprécier à leur juste valeur, des religions mortes et discréditées, des formes que le sentiment religieux a usées et quittées pour suivre, à travers des formes nouvelles, son idéal de stabilité et de repos. L'ardeur des grandes luttes patriotiques ou des discordes civiles peut encore réchauffer à distance la méditation solitaire qui en évoque le souvenir; mais comment retrouver l'impression tout intime que laissait dans les âmes la foi religieuse? Les religions de la Grèce et de Tltalie nous apparaissent comme un tissu assez lâche de fictions hétérogènes créées ou accueillies du dehors par l'imagination populaire et adaptées par elle à des usages traditionnels, à un culte dont le patriotisme assurait la perpétuité, dont l'art épurait le caractère. Il nous semble que, ainsi affermies sur les instincts les plus puissants des races supérieures, elles aient pu vivre sans foi

religieuse proprement dite, sans donner aux âmes cette satisfaction de se croire connues et protégées des puissances surnaturelles. Nous sommes familiers avec l'Hellène de la décadence, lettré et sceptique, pour qui la religion est déjà de la mythologie; avec le Romain de Tâge classique, qui a perdu le sens de son culte national en le surchargeant de mythographie grecque, et dont la piété équivoque ressemble fort à de l'hypocrisie. Pour l'un, les dieux sont sortis du cerveau d'Homère, à moins que Jupiter ne date de Phidias et Vénus de Praxitèle; l'autre rougit des légendes grossières du Latium et se perd dans l'enchevêtrement des combinaisons imaginées pour confondre les dieux du Capitole avec ceux de l'Olympe. En un mot, nous sommes tentés de croire que le polythéisme gréco-romain n'a jamais été qu'une création artificielle, dont l'homme avait conscience d'être l'auteur, dans laquelle il respectait ou aimait l'empreinte du génie national, le legs des ancêtres, les séductions de l'art et de la poésie, mais qui ne lui ouvrait point de perspectives mystérieuses et ne le mettait point en relation avec le monde surnaturel.

Ce serait là une grave erreur, non-seulement parce qu'une élite d'esprits indépendants ne représente pas la moyenne de l'opinion, mais parce que les conceptions religieuses de la Grèce et de l'Italie renferment un élément mystique profondément implanté dans les habitudes, cher à tous les cœurs, fécond en illusions aimées, et dont la philosophie elle-même ne put ni ne voulut déraciner le prestige. Cette veine de sentiment qui vivifiait le polythéisme gréco-romain, c'est la croyance à une révélation permanente octroyée par les dieux aux hommes, à une sorte de secours intellectuel spontanément ofibrt ou facilement obtenu^ grâce auquel les sociétés et les individus pouvaient régler leui^s actes avec une prudence surhumaine. Les dieux,

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