FIN DE L'HELLÉNISME
l'astrologie pour sauver le libre arbitre; que Isidore, commentateur de Iamblique, s'occupa surtout des songes; que Damascius composa quatre ouvrages sur les apparitions et qu'Antonin de Canope prédit la ruine des temples d'Egypte.
On n'avait pas besoin d'être prophète alors pour prévoir la ruine totale de l'hellénisme devenu le paganisme, c'est-à-dire la religion des villageois ignorants et de quelques philosophe obstinés. Les divagations mystiques du néoplatonisme n'étaient plus, depuis Porphyre, que des rêves de malade.
Vainqueur de toutes les sectes et porté jusque sur le trône des Césars par l'irrésistible élan qu'il avait su imprimer aux âmes, le christianisme restait seul debout, en face d'une minorité impuissante avec laquelle il pouvait à son gré prendre le ton de la discussion ou celui du commandement.
Nous réservons pour l'histoire de la divination pratique toutes les mesures effectives décrétées par l'État pour réglementer, restreindre ou supprimer les rites divinatoires2; mais il importe de préciser la nature des discussions qui s'engagèrent entre les chrétiens et les philosophes au sujet de la mantique, discussions d'autant plus intéressantes que le débat ne pouvait plus porter, comme avec les dialecticiens d'autrefois, sur les questions de principe, et que le christianisme, fondé sur la révélation surnaturelle, était obligé, malgré qu'il en eût, d'épargner à ses adversaires les coups les plus décisifs.
1) OLYMPioD./n Gorg., p. 197. Puot. Biblioth., p 1029-1033. Eunap. In Àïdes., p. 471. — 2) Voy., vol. IV, la Divination et les lois impériales.