‹ Histoire de la divination dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 99 sur 157 · III. — INFLUENCE SPECIALE DES PLANETES · texte numérisé non relu

III. — INFLUENCE SPECIALE DES PLANETES

Origine chaldéenne de l'astrologie planétaire. — Divinisation incomplètedes planètes. — Tempérament et influence propre de chaque planète. — ■ Distribution des influences planétaires. — Leur groupement par aspects.

Le théorie des influences planétaires, élaborée spéciale-

1) Voy. Censorin. De die natali, 18. —2) La prééminence des planètes sur les signes était afiirmée par les Chaldéens, niée par les Égyptiens. Manilius (III, G2) est indécis; Ptolémée (I, il) cherche à évaluer la verlu des planètes et des signes, par une méthode comparative.

ment par ies Chaldéens, a beaucoup plus préoccupé les astrologues gréco-romains que la géométrie monotone du Zodiaque. Elle absorbe à peu près complètement l'attention du dernier professeur d'astrologie que nous rencontrions dans l'antiquité, Firmicus Maternus. C'est que non-seulement les planètes ont des mouvements et, pour ainsi dire, des allures propres, mais elles offrent à l'imagination des types divins dignes de l'occuper. Après avoir été simplement les messagères, les interprètes des dieux, comme disaient les Chaldéens', elles sont devenues ces dieux eux-mêmes, depuis que la philosophie issue de Socrate a enrôlé le vieux panthéon mythologique au service de l'Essence suprême. Chacun de ces dieux a ses légendes, et l'oeil qui les suit dans leur marche semble lire un roman céleste dont les péripéties se déroulent à travers la grande année. Enfin, les deux flambeaux de notre monde terrestre, le soleil et la lune, font partie de la brillante famille des astres « errants, » et y tiennent la place d'honneur.

Les astrologues reconnaissaient sept planètes dont l'usage n'a fixé que peu à peu l'ordre et les dénominations. En-dehors du soleil et de la lune, les poèmes homériques ne mentionnent que l'étoile du matin (Iwaçdpoç) et l'étoile du soir (êa«epô«), dont on ne reconnut pas tout d'abord l'identité. Cette identité une fois reconnue, la planète prit le nom de ^wwpipos qui lui lut donné, dit-on, par Ibycus*. Lorsque l'astrologie fut introduite en Grèce, les planètes, dont les philosophes physiciens et mathématiciens s'occupaient depuis longtemps déjà, avaient reçu ou de ces observations, ou de la langue populaire, des noms-épithôtes qui, empruntés à la nature, se trouvaient à pou près conformes aux noms adoptés par les Égyptiens3. Ainsi Mercure s'appelait StfXpwv {et Incelant)', Mars, Hupéeiç— iïupoei&fc

I) Diod., Il, :i0. — 2) Voy. QEttinger, art. Planelx, dans le Realencykl. de Pauly. — 3) Firmic, II, 2.

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