hid., IV, 4, p.151. é
Quel est ce comte d’Andria? En 1089, 1093 et 1096, on trouve un Richard d'Andria qui souscrit des diplômes, mais il ne faut tenir compte que de l'acte de 1096, car les autres actes sont faux, ils ne présentent aucune des formules usités dans la chancellerie du due Roger. Il faut remarquer de notables différences entre l'acte de 1089 édité par Ughelli et l'éd. du Cod. dipl. Bar., cf. di Meo, op. cit., t. VIT, pp. 302 et 367, t. IX, p. 15; Cod. dipl. Bar., t. V, p. 27; Ughelli, op. cit., t. 1, p. 293, t. VII, p. 610. Richard vit encore en 1119, cf. supra, {. I, p. 321. En 1127 et 1132, le comte d’Andria est Geoffroi, Al. Tel. T, 10, cf. supra, t. IF, p. 22; puis vient le personnage du nom de Richard dont nous nous occupons, qui est probablement le père de Roger d'Andria, dont nous parlerons plus loin; cela résulte du sceau de ce dernier, cf. Promis, Notisie di una bolla in piombe del secolo XII, dans Atti della reale academia delle scienze di Torino, t. IV, p. 670.
3. Falcand, pp. 13-14. Sur la maladie de Guillaume ler, cf. infra, p. 219.
%. Kinnamos, IV, #4, pp. 141-145.
ter au secours de la place assiégée. IL semble qu'à ce moment l’armée byzantine était déja descendue assez loin vers le sud ; nous voyons, en effet, qu'en se portant sur Trani Doukas passa par Ruvo. Les habitants de cette ville lui offrirent de se rendre, mais, craignant d'arriver trop tard au secours de Trani, le lieutenant de Paléologue n'accepta point les offres qui lui étaient faites et remit à plus tard l'occupation de Ruvo. La seule nouvelle de l'approche de l’armée de secours suffit à faire lever le siège de Trani. Asclettin et Richard d'Andria allérent chercher un refuge derrière les murailles de Barletta. Ils furent suivis par Doukas. Celui-ci infligea aux troupes normandes, qui lui avaient tendu une embuscade, un sérieux échec, mais ne put les empêcher de gagner Barletta. Dès que l'armée royale fut enfermée dans la place, Doukas tenta de la prendre comme dans un Hier. Paléologue et le comte de Loritello envoyèrent de nombreux renforts pour empêcher les troupes de Guillaume de s'échapper. Richard d'Andria se rendit compte du danger et réussit avec une partie des troupes à sortir de Barletta et à gagner Andria. Poursuivi par l’armée byzantine, Richard accepta le combat que Doukas vint lui offrir, près d’Andria. Les Normands parurent tout d'abord remporter la victoire ; l'ennemi ne put soutenir leur choc et se débanda. Les troupes byzantines en s’enfuyant s'engagèrent dans les chemins bordés, suivant l'usage du pays, de murs en pierre sèche. Grâce à l'abri qu'elle trouva derrière ces murs, l'infanterie de Doukas put se reformer, et tomba sur les Normands qui lourdement armés ne purent se dégager. Assaillis de tous les côtés par une grêle de pierres, ils furent mis en déroute. Le comte d'Andria lui-même, atteint par une pierre, fut désarçonné : il fut achevé par un prêtre de Trani, qui lui ouvrit le ventre et en arracha les entrailles. Ce nouveau succès des Byzantins fit tomber entre leurs mains la ville d'Andria, et leur procura des renforts. Nous voyons, en effet, qu'une partie des troupes de Richard prit du service auprès de Paléologue.
L'armée aux ordres de celui-ci fut alors divisée en deux COrPs ; l’un d'eux forma la garnison de Bari, tandis que le second, sous les ordres de Doukas parcourut le Pays pour amener la soumission des petites places des environs. Cette campagne ne
Histoire de la domination normande. II. — CHaLANDow. 14