CAR AD
Une des prèmières mesures du nouveau chancelier fut d’introduire des réformes dans la puissante corporation des notaires de la chancellerie royale !. Ceux-ci étaient des personnages d'importance et dont l'influence était grande ?. Non seulement ils rédigeaient les actes royaux, mais aussi les actes privés pour des particuliers %; en outre, l'usage s'était introduit de donner une gratfication aux notaires qui expédiaient les privilèges accordés par le roi*; mais bientôt 1l se produisit des abus et les notaires en vinrent à refuser de délivrer les actes royaux, tant qu'on ne leur avait-pas remis une somme qu'ils fixaient eux-mêmes. L'un d'eux, un certain Pierre, parent de Mathieu d’Ajello, se montrait particulièrement exigeant; son àpreté au gain excita des mécontentements. Des plaintes à son sujet parvinrent au chancelier qui fit délivrer par un autre notaire un privilège dont les intéressés attendaient vainement l'expédition. Pour se venger, le notaire Pierre tendit aux plaignants un guetapens, en dehors de Palerme, et non content de les rouer de coups, il déchira le diplôme délivré sur l'ordre du chancelier. Ce dernier, informé de ces faits, se décida à faire un exemple et donna l’ordre d'arrêter le coupable. Aussitôt Richard Palmer intervint et se posa, c'est là un trait à noter, en défenseur des coutumes du pays. Il déclara que les usages de la France justifiaient peut-être la manière de faire du chancelier, mais que les coutumes de Sicile lui donnaient tort et il réclama énergiquement en faveur du notaire. Étienne passa outre à ces observations ; le coupable demeura en prison, et quand il fut relâché, il perdit sa charge. Le chancelier ne s'en tint pas là, et
our remédier aux abus qu'il venait de constater, il établit un )
tarif réglant pour l'avenir les honoraires des notaires rovaux *. O D)