M.G.H.LL,, t. IT, pp
4 MG LL: ÉIESD:4429; 5. Jaffé-L., 12768-12777; Vita Alexandri III, dans Lib. pont., t. II,
p. #35 ; Romuald de Salerne, dans M.G.H.SS., t. XIX, p. #43.
et
380 CHAPITRE Xil
dans le courant du mois de février !. Le mauvais temps retarda le départ jusqu'au 9 mars *. Effrayés par l'état de la mer, quelques cardinaux se décidèrent à prendre la route de terre, mais Alexandre III et les envoyés siciliens craignant, sans doute, malgré les garanties accordées, de tomber au pouvoir de l'empereur, préférèrent gagner Venise par mer; ils y arrivèrent sans encombre, le 29 mars ?.
Bologne avait été d'abord choisie comme le lieu des négociations: les Allemands et les Vénitiens demandèrent que Bologne fût abandonné et que l’on se réunit à Venise !. Ce ne fut pas sans peine que les délégués des villes lombardes consentirent à ce choix; ils
n oubliaient pas l'appui que les Vénitiens avaient prêté à l’empe-
reur et craignaient qu'à Venise leur sécurité ne fût pas garantie. Accompagné des envoyés siciliens, Alexandre [IT se rendit à Ferrare, et, après d'assez longues négociations, le choix de Venise fut approuvé. En même temps, furent fixées les conditions auxquelles le pape, les villes lombardes et le roi de Sicile accepteraient de faire la paix avec l'empereur allemand. Le récit que Romuald nous a laissé de ces événements est particulièrement intéressant. Le pape fit connaître aux délégués de la ligue lombarde qu'à Anagni 1l avait refusé les propositions des envoyés impériaux, qui lui avaient offert, de la part de leur maitre, de traiter avec lui et le roi de Sicile à l'exclusion de la ligue. Alexandre III déclara qu'il était décidé à n'accepter qu'un traité général pour l'Église, la Sicile et la ligue lombarde. Les délégués lombards approuvèrent les déclarations du pape ; d’après Romuald, ils se seraient exprimés sur le compte de Guillaume IT dans les termes suivants : « T'antum principem et nostrae pacis socium et nostrae societalis esse volumus dominum et amicum ?. » Il est curieux de