Ibid., pp. 574, 604; Mongitore, op. cit., p
10. Cf. Pirro, op. cit., t. I, pp. 97-98, 107-108. Dans le Catalogue des barons, le nom de certains vassaux ecclésiastiques n’est suivi d'aucune mention de service. Dans ce cas, c'est que le vassal est dispensé du
LES OBLIGATIONS VASSALIQUES 519
arrivé d’ailleurs que le roi ait donné à des ecclésiastiques des fiefs, en se réservant à lui-même le service militaire des barons f. Les villes doivent aussi le service militaire en raison des fiefs qu'elles possèdent ?.
Le service maritime est dû par certains feudataires. L'évêque de Patti doit fournir vingt marins annuellement *. Il paraît probable, à en juger par cet exemple que certains seigneurs devaient également fournir des marins. De même la ville de Caltagirone fournissait deux cent cinquante marins"; Amalfi ÿ, Gaëte !, Naples 7, sont tenues à fournir des vaisseaux équipés. Il semble que ce service soit placé sous la surveillance du comte des galères que nous trouvons mentionné dans diverses villes à Messine et à Brindisi $.
Le service militaire devait être assez lourd. Dans le Catalogue, on trouve un grand nombre de chevaliers qui tiennent de pauvres fiefs et ne peuvent que difficilement satisfaire au service *. Ailleurs, nous voyons Jean Mauconvenant supplier le roi de reprendre le fief qui lui a été concédé, car il ne peut fournir que trois chevaliers au lieu de onze 10, En échange, il obtient un fief moius important. Dans ce cas, les possesseurs de fiefs doivent le service : « sicut melius possuntil ».
En dehors des contingents fournis par les seigneurs, il faut noter que depuis le comte Roger, les princes normands paraissent avoir toujours eu des troupes soldées. On a vu, à diverses
service, car d’autres vassaux ecclésiastiques sont astreints au service, cf. Catal., pp. 582, 594, 600, 610. D’autres vassaux ecclésiastiques semblent fournir volontairement le service militaire. Zbid.,'p. 582.
{-Garuhi;-:0p;°cù0,; pp. 171-718;
2, Catal. baronum, p. 581: « Terra sancli Johannis in Lama obtulil milites IV et cum augmento mililes VIII et servientes C., » Cf. Minieri Riccio, op. cét.s Et. L'pr 280: