Cusa, op. ‘cit, &: L'pp:292-389;"cf Kehr, op. ci, p
ou de défenseur de la chrétienté !. Roger IT s'intitule « adjutor christianorum et clipeus » ?. C'est par la grâce ou la clémence de Dieu que règne le roi , c’est de Dieu qu'il tient le pouvoir : « De cuius (dei) diadema suscepimus » *, « Commissi nobis a deo regiminis cura »° ou bien encore « À deo coronatus »5. Ces formules ou d’autres analogues reviennent constamment dans les préambules des diplômes grecs et latins des princes normands. Dans les diplômes arabes, le roi se dit « exalté par Dieu », « triomphant par la vertu de Dieu, soutien du pontife de Rome, aide de la foi chrétienne * ». L'art lui-même a donné sa consécration à cette théorie et dans les mosaïques de la Martorana c'est le Christ qui donne la couronne à Roger II. La légation apostolique a consacré ce caractère religieux du souverain en lui conférant une véritable autorité religieuse. Comme le basileus de Constantinople, le roi de Sicile est
marqué par l'Eglise d'un caractère particulier. Par délégation
du pape, il est le vicaire de Dieu et 1l a le droit de porter la mitre, la dalmatique, les sandales, le. bâton et l'anneau pastoral, symboles de la dignité éminente que la papauté lui a
conférée 8. Dans ses actes, le roi se qualifie d’ebcefs Ÿ et rien ne
1. En arabe, Nâsir en nasrâniah, cf. Amari, op. cit., L. TT, p. 450.