‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 595 sur 742 · A1: Tel.;:Hf · texte numérisé non relu

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Guillaume [°° ne parut jamais au premier plan, quand il fut associé : de même le fils de Tancrède.

À côté des princes, la reine joue un certain rôle. Sauf les ducs de Pouille, Robert Guiscard, qui épousa une descendante de la dynastie lombard, Guillaume qui épousa la fille du comte d'Airola, et Tancrède déja marié lors de son élection, les princes Normands ont tous épousé des princesses étrangères, et n’ont pas cherché leurs femmes dans les familles de leurs vassaux. La reine reçoit un douaire considérable, mais, en général, elle ne paraît pas Jouer un rôle important dans le gouvernement !. Sauf pour Adélaïde, Marguerite et Sibille que les circonstances amenèrent à exercer la régence, nous ignorons presque tout des femmes des princes normands. Nous ne faisons qu'entrevoir le rôle Joué par Sykelgaite, et ne savons rien d’'Alaine ou de Gaitelgrime. Pour ce quiestd’Adélaïde nous ne sommes guère mieux renseignés, nous constatons seulement qu'elle sut rétablir l’ordre et assurer la prospérité des États de son fils. Roger Il tint, semble-t-il, ses femmes à l'écart des affaires. Sous Guillaume I, au contraire, le parti de la reine parait avoir exercé une influence considérable dans les événements du palais. Le roi sut apprécier les conseils que lui avait donnés sa femme, lors de la révolte, et à sa mort, ne crût pouvoir mieux faire que de lui confier la régence. Sous Guillaume I], au contraire, la reine Jeanne ne parait avoir exercé aucune influence. La femme de Tancrède, Sibille fut par contre, la conseillère de son mari, dans les circonstances difficiles que traversait le royaume. Nommée régente, elle ne garda que trop peu de temps le pouvoir pour que l'on puisse juger de ses qualités.

La Curia. — À partir du règne de Roger II, la curia regis, souvent dite magna curia, dont les attributions étaient des plus ariées, a été le principal organe du gouvernement central. La curia existait-elle sous les prédécesseurs du fondateur de la monarchie sicihenne ? Les documents que nous possédons pour le règne de Robert Guiscard ne sont pas assez nombreux pour

1. Cf. Starraba, Del dotario delle regine di Sicilia, dans Arch. st. sicil., t, Il; p. 196. Cf. supra, t. IL p.378.

Histoire de la domination normande. 11. — CHALANDON. 10

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nous permettre de répondre à cette question. Pour les règnes

des ducs Roger et Guillaume, les actes nous fournissent quelques renseignements, mais, ceux-Cl Sont encore bien peu nombreux. Les souscriptions que l'on peut relever dans les diplômes ducaux, nous permettent de constater la présence à la cour ducale de divers personnages. Parmi eux et en dehors de la famille du duc, on trouve des vassaux laïcs, tels’que Payen, seigneur de Firenzola !, Foulques de Bassenger ?, Robert comte du Principat », Guillaume du Principat *, Onfroi de Gravina?, Raoul de Loritello 6, le comte Hermann ?, Pierron comte de Lesina $, Roger de Barneville *, Guillaume de Grantmesnil 1, Serge, prince de Sorente !!, Alexandre de Clermont l?, Rainolf Bnitton Robert d'Eboli #, et Mauger de Barletta . À côté des vassaux laïcs,

j. Diplôme du duc Roger, mai 1087, Archives du collège grec à Rome A. X; Diplôme de mars 1089, Archives de la Cava, C. 17; Diplôme de juillet, 1089, Paesano, op. cit, LIT, p. 15-17; Diplôme d'août 1986, Mongitore, op. eit., p. #. On a l'indication d’un diplôme de 1084, où Payen s'intitule : « Ego Paganus castri Florentie dominus », Grudo, op. cil., p. 174.

2. Diplôme de septembre 1094, Guillaume op. cil., pp: xvVI-xvti; Diplôme de janvier 1105, Arch. capitulaires de Troia, G.X. Cf. Chalandon, La diplomatique, ete., Mél. d’Arch. et d'hist., L XX. Planche IV, n°2. C'est à tort que Mgr Battifol, L'Abbaye de Rossano, p.17, note 2, a ditque ce personnage était mconnu.

3. Diplôme de septembre 1094, Guillaume, op. cil., pp. XVI-Xvu.

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