BirrO op. Ci V1 Dot
8. Pirro, loc. . a la forme Vasavilla, les actes émanés de Robert
donnent La forme Bassumoilla, cf. supra, &. ; p: 95.
composée que de Justiciers et de maitres Jjusticiers. Déjà dans l'affaire du stratège de Messine nous voyons le chancelier déléguer aux seuls justiciers la connaissance du procès !. De même,
en 1172, nous voyons également la magna curia composée seule-
ment de trois justiciers ?, et, en 1173, nous la voyons composée de deux maitres Jjusticiers qui se disent: &« magnae regiae curiae magistri justitiaru *. » Dans ces deux actes aucun personnage d'ordre non judiciaire n'apparaît aux côtés des justiciers *. Il semble donc dès lors que l’on puisse admettre que la magna curia des rois normands a finientant que cour de justice par avoir son personnel spécial de justiciers et de grands justiciers. Les actes importants dans lesquels nous voyons intervenir ces derniers, permettent de dire que les deux maîtres justiciers magnae regiae curiae sont les chefs du personnel judiciaire de la curia regis. Entre ces maîtres Justiciers de cour y a-t-il une hiérarchie ? Nous ne pouvons l'établir.
Les familiares. — Parmi les membres de la curia, le roi choisit ses conseillers les plus intimes, ce sont les f'amiliares *. Sous le règne de Roger Il, ce titre est peu fréquent, nous le voyons porté par Georges d’Antioche 6 et le comte Simon, neveu du roi (1142) 7. L'archevêque de Palerme, Roger Fresca est appelé par le roi son familier, et son conseiller, en 1144 $, de même Osbert, évêque de Mazzara ?, et un baron, Deutesalve 10. Dans le diplôme de fondation de Saint-Jean-des-Ermites, le roi accorde à l’abbé et à ses successeurs le droit de figurer toujours au nombre de ses conseillers et familiers !!. Guillaume I°" à la mort
. Falcand, op. cit., p. 140.