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$. Cf., Kehr, op. cit., p. 282 et suiv.
9. Garufi, op. cit., p. 20; Ventimiglia, op. cit, p. xt; Gattola, Ace., €. f, pp. 236, 238, 240; Trinchera, op. cit, pp. 63, 67.
wnements sur l'organisation primitive de la camera des princes normands. Nous savons que sous Roger IT, le nombre des chambriers fut augmenté et que, en même temps, ces fonctionnaires devinrent des agents exerçant dans Îles provinces. Mais ici nous nous occuperons seulement de l'administration centrale.
Les documents nous apprennent que l'administration financière était confiée à divers corps, appelés, dohana de secretis, dohana baronum, dans les documents latins, s£x9etev dans les documents grecs, dywan al tahkik al mamwr, djwan al mamwr, djwan al fawaid, dans les documents arabes. On a beaucoup écrit sur les djwans de l’époque normande. Gregorio prétendait que les Normands n'avaient fait que copier, les institutions établies par Guillaume le Conquérant, en Angleterre. Selon Amari, au contraire,
les rois normands n'auraient fait que copier l'organisation des Khalifes fatimites d'Egypte !. La question a été reprise récem-
ment par M. Garufi, qui à su plus clairement que ses prédécesseurs exposer l’organisation de l'administration financière à la
cour de Palerme ?.
À la fin de l’époque normande, on trouvé constituée une véritable cour des comptes, suivant la nature des objets qu'elle traite, celle-ci est dite dohana de secretis où dohana baronum.
1° Dohana de secretis. — La dohana de secretis est l'équivalent du djwanal tahkikal mamwr des documents arabes, du o£x9e70 des documents grecs*?. D'une façon générale, la dohana de secretis
l:: Greporio, .0p}. cit, 420 1up: 940 et/977;: Ficker, Forschungen Zur Reichs-und Rechits Geschichte Ialiens, L. 1, p. 195 ; La Mantia, Sloria della legislazione civile e criminale di Sicilia Palermo (1866), p. 522 et suiv. ; Amari, Su la data degli sponsali di Arrigo VI con la Costanza erede del trono di Sicilia e su i divant dell azienda normanna in Palermo, Extr, des Atti della R. Acad, dei Lincei, Série TI, vol. Il, p. 18 el suiv. Cf. Hartwig, hid.
2. Garufi, Sull'ordinamento amministralivo normanno in Sicilia. Exhiquier o Divan ? Extr. de l’Arch. st. Ital. (1901).
3. Le djwan al tahkik al mamwr, est mentionné dans Cusa, 7 à PR COLE D pp. 964 (1145), 30 (1149), 622, 624 (1161), 80 et 81 (1172), 135 (1178), 244 (1182). Sur cette identité, cf. Garufi, op. cit., p. 28 du tirage à part.
LA DOHANA DE SECRETAS 649
est chargé de tout ce qui concerne l'administration financière du domaine, elle a la surveillance de tous les employés du trésor. C'est elle qui conserve les registres où sont inscrites les limites des divers domaines du royaume. Les registres relatifs à la Sicile sont écrits en arabe ; ils datent de l’époque de la domination musulmane . Y a-t-il eu des registres analogues pour la partie continentale du royaume ? Nous l’ignorons. Les quaterniones fiscales dont 1l est question dans un diplôme du duc Roger sont relatifs seulement aux services et redevances dûs par les homines *. C’est la dohana de secretis qui expédie Les diplômes où sont contenues les listes des vilains, donnés par le roi avec une terre, et décrites les limites des terres concédées : c’est elle qui vend certains biens pour le compte du trésor et en inscrit dans les registres la vente et le , prix reçu. Ce qui concerne les vilains habitant chaque terre dépend d'une division spéciale, le djwan al mamwr * ou office du trésor : celui-ci n’est qu'une subdivision de la dohana de secrelis *, c’est Lui qui conserve les plafee ou listes de vilains et les registres où sont inscrits les services et redevances dues par chaque terre. La vente des terres revenues au fise paraît dépendre d’une autre subdivision le djwan al fawajd, qui conclut le marché et fait inscrire la vente dans les registres du djwan al mamwr ”.
2° Dohana baronum. — La dohana baronum ou Xéxoeroy y %rcroroy 6. nous est bien moins connue. M. Garufi a établi
1, Pirro, op: cit., t. I, p. 384.
2. « [la quod homines morantes.. in jamdicto feudo... et servientes defensali jura el servilia emhibeant el persolvant sicut nostre camere persolvebant el in qualernis fiscalibus continentur..... Atque castro predicto omnia tributa, pensiones, angarias, el perangarias... quas nostre camere dare el persolvere debuerint tam ad eorum expensas ef arma propria ul servientes defensali.…., quam ad nostra sub certis diebus et tempore sicut in nostro fiscali qualerno apertius declaratur », Arch. de la Cava. C.12 (1087). IL s’agit donc des services dus par les vilains et non des services dus par les vassaux, comme le croit Garufi, op. cit., p. 24.
3. Cusa, op. cit., t. E, pp. 56%, 30, 80 et 81, 245. Cf: Mongitore, Monumenta sancl. Trinitatis, etc., 189, et Bullae el privileqia, ete., p. 52.
&, Garufi, op, cit., p, 17 et 19.