‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 638 sur 742 · Cusa, op. cit.,t. I, p · texte numérisé non relu

Cusa, op. cit.,t. I, p

44. Diplôme de Guiscard de 1080, Guillaume, op. cil., App., p.xr, etdiplôme

du prince de Capoue, Gattola, Ace., L. 1, p. 214. Cf. Ventimiglia, loc. cit.

tions sensiblement analogues. Les textes qui nous montrent le vicomte comme administrant, en même temps, la circonseription d’un bayle, ou étant en même temps catépan, pourraient confirmer cette hypothèse !. D'autre part, les textes qui prouvent qu'à une époque postérieure, le vicomte est subordonné au stratège ou au catépan tendraient à faire supposer que sauf de rares exceptions, l'importance de la charge du vicomte est allée en décroissant et qu'il est devenu un officier inférieur au catépan, au stratège et au bavle *.

Les stratèges. — Dans la hiérarchie byzantine, les stratèges étaient les chefs des thèmes : ils possédaient à la fois les pouvoirs civils et militaires, et relevaient directement du souverain ?. Le stratège normand paraît avoir eu des attributions beaucoup moins importantes.

D’après Amari, le stratège à l’époque normande aurait été chargé d’administrer la population d'origine grecque . Sans apporter aucune hypothèse pour la remplacer, je ne crois pas que l’on puisse admettre entièrement cette opinion. Sans doute, les stratèges paraissent avoir été particulièrement nombreux en Sicile et dans la partie de l'Italie méridionale, jadis soumise aux Byzantins, car nous trouvons des stratèges, non seulement à Messine ”, à Syracuse M, à Giati ?, à Patti $, à Lipari ?, à Cen-

{. On pourrait d’ailleurs supposer dans ces deux cas que la fonction supérieure a été momentanément confiée à l'officier inférieur. Ajoutons qu’à une époque postérieure, en 1210, dans le comté de Penne, on trouve l’expression vicecomes vel bajulus, Ughelli, op. cit., t. f, p. 50.

2, Ce que nous avons dit des vicomtes suffit à prouver l'erreur où est tombé Brünneck, en prétendant qu'aussitôt après la conquête, les Normands avait divisé le pays en comtés, dont chacun était administré par un vicomte, Brünnek, Siciliens millelalterliche Stadtrechte (Halle, 1881), in-8°, p. 203.

3. Cf. Rambaud, op. cit, p. 187, et Diehl, Études byzantines, p. 120.

k.. Amari, op. cit., t. [TT, p. 315 et suiv.

5. Falcand, op. cit., pp. 431 et 149; Cusa, op. cit., t. 1, pp. 297, 326; Gregorio, op. cit., t. I, p. 198. |

6. Pirro, op. cit., pp. 619 et1242; Cusa, op. cit., t. 1, p. 487 (1172).

7. Cusa, op. cit., L° Ep. 510; Pivro, op. cit.,°t..Il,«p 7141où Gatinerest certainement mis pour Jatine (Giati).

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