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CHAPITRE III. — PÉRIODE DE DÉVELOPPEMENT (l500-l57Ô

Statuts donnés à l'Université d' Avignon par le cardinal Julien de la Rovère (1503Ï — Mœurs des étudiants; leurs privilèges; le béjannage — Le baccalauréat, la licence et le doctorat ; épreuves et cérémonial de ces grades ; droits nouveaux à acquitter. — Caractère religieux et ultramontain de l'Université — Serments communs à tous ses membres ; serment particulier aux médecins. — Immatriculations et grades conférés à la Faculté de médecine de 1500 à 1576 — Bulle du pape Clément VII (20 septembre 153 î) contre les comtes palatins et autres dignitaires de l'Église qui délivraient des diplômes en dehors de l'Université — Médecins reçus à l'agrégation de i$co à 1576 . — . Titulaires de la chaire de médecine pendant la même période.

Promulgation de statuts particuliers à la Faculté de médecine. — Exercice illégal de l'art par les empiriqnes et les charlatans — Encore les praticiens juifs. — "Obligation pour les nouveaux agrégés en médecine de donner un splendvie repas à leurs collègues ; ce que devint par la suite cette obligation et récit de quelques curieux incidents auxquels elle donna lieu.

La Faculté de médecine dans ses rapports avec la corporation des barbiers-chirurgiens ; articles des statuts de la ville concernant ces derniers.

La peste de 158O à Avignon ; belle conduite d'Antoine Fiancé, docteur en médecine de notre Faculté, mort victime de son dévouement.

André du Laurens et Pierre Richer de Belleval reçus docteurs agrégés en médecine à Avignon. — Décès de Philippe Guilhem, titulaire de la chaire. — Son successeur Charles Robîrt ; mort de celui-ci et élection de Denis Chrétien.

La Faculté des arts et la Faculté de médecine. — Fondation du collège de Barthélémy Riquetis. — Etablissement de celui des Jésuites et son affiliation à l'Université,

Maîtres ès-arts promus par Denis Chrétien.

État nominatif des médecins agrégés vivant en '599.

La Faculté de médecine au début du XVIIe siècle. — Le collège des médecins agrégés » le doyen ; formalités de l'agrégation ; la pluralité domestique ; minimes attributions du collège des médecins. — Les agrégés es droits ont le gouvernement absolu de l'Université et des Facultés qui la composent — Juridiction spéciale du primicier sur les docteurs simples et agrégés de toutes les Facultés

Rupture du pont St-Bénézet ; ses conséquences ; mesures prises par le conseil de ville pour en atténuer les effets ; il n'est pas secondé par l'Université en ce qui concerne le bien de la Faculté de médecine.

Régence de Denis Chrétien ; docteurs promus par lui. — La chaire de médecine, donnée dans le principe ad v:tam devient triennale Régence de Loup Ribère ; docteurs et agrégés reçus. — La chaire de médecine reste deux ans sans titulaire.

Élection de Paul- Antoine Chrétien, fils de Denis, à la régence vacante; conditions qui lui sont imposées. — Elections triennales de .625, 1628 et 1631. — Conclusions du 19 janvier 1624 et du 12 décembre 1626, sur la durée des régences ; rappel de ces conclusions en 1634.

Claude Bonnet, nommé régent — Séances orageuses des 10 juillet et 21 septembre 1637, pour lui donner un'successeur — Partisans de l'élection advitam et partisan9 du triennat ; nouvelle vacance de la chaire. — On nomme un régent ad vitam. mais avec la clause que 1 Université pourra révoquer le titulaire ad beneplacitum Collegii.

Seconde régence de Paul-Antoine Chrétien, — ■ Calendrier de l'Université; jours non lisibles.

Coup-d'œil en arrière ; nombre des gradués de 1622 à 1630. — Peste de 1629-1630; promotions faites hors la ville, à cause de la contagion — L'Université rouvre ses portes ; gradués pendant la régence de Gabriel Olivier (1631-1634). — Henri de Félix d'Avignon, reçu médecin agrégé.— L'Université d'Orange ; sa Rivalité avec celle d'Avignon.

Gradués et agrégés sous Claude Bonnet (1634- 1637); id., pendant la vacance du 2g mai 1637 au 26 juillet 1638 ; id.. pendant les douze premières années de la deuxième régence de Paul-Antoine Chrétien. — Scholastique Pitton, docteur de notre Faculté.

Les fils illégitimes ne sont pas admis à suivre les cours et à prendre des grades à l'Université d'Avignon ; additions aux statuts de 1577 (26 mai 1645), approuvées par le Vice-légat ; nouveau tarif des droits pour les grades et l'agrégation. — Les écoliers appelés comme témoins aux actes du doctorat ; promoteur et compromoteur. — Le Vice-légat peut remplir les fonctions de chancelier de l'Université. — Régent ordinaire de la Faculté de médecine et répétiteurs.

Professeurs publics à la Faculté de médecine ; leur nombre à diverses époques. — Procédure à suivre pour être autorisé à faire des leçons publiques à l'Université. -—Cours particuliers et conférences médicales. — Le célèbre anatomiste Guichard du Verney, docteur de la Faculté d'Avignon, y fait pendant deux ans des leçons avec le plus grand succès. — Démarches de la Faculté pour obtenir la création officielle d'une deuxième régence en médecine (15 janvier 1655). — Le primicier en fait la proposition au collège des docteurs agrégés ès-droits, qui la repoussent. Mort de Paul-Antoine Chrétien et élection pour la deuxième fois de Gabriel Olivier! en qualité de premier régent. — La chaire de médecine n'est plus donnée de nouveau que peur trois ans. — Brigues dont les régences vacantes sont l'objet; délibération en vue de remédier aux abus qui en résultaient. — Tentatives faites pour donner les chaires au concours et non plus au choix. — Examen de la valeur respective des deux systèmes ; l'Université d'Avignon n'adopta jamais le concours. — Sages recommandations du primicier au collège au moment d'élire le nouveau régent; exhortations à celui-ci ; solennité de l'élection. — La première leçon publique du titulaire. — Candidats ajournés ou refusés. — Les docteurs per saltem. Conditions requises pour pouvoir pratiquer la médecine à Avignon et dans le Comtat ; immatriculation obligatoire des docteurs étrangers ; poursuites faites contre les délinquants ; formalités et formule de l'immatriculation en médecine; rappel de quelques délibérations s'y rapportant ; plaintes portées contre un médecin gradué à Valence qu s'était établi à Avignon sans se faire immatriculer. — Droit de pratique pour les simples bacheliers et restrictions qu'il comporte. — Baccalauréat ès-médecine et chirurgie. Chirurgiens et apothicaires ; statuts de la ville concernant ces derniers ; les apothicaires sont, comme les chirurgiens, sous la tutelle et la dépendance de la Faculté de médecine. — Conclusions prises par celle-ci de plaider contre les uns et les autres. — Poursuites spéciales dirigées contre Guillaume Lussin, barbier-chirurgien, élu régent par les apprentis en dehors de la Faculté, et contre Théodore Jardin, autre chirurgien, qui vendait des remèdes secrets et usurpait un titre académique. — Bienveillance apparente de la Faculté envers les candidats à la maîtrise en chirurgie ou en apothicairerie. Collation des grades en médecine ; magnificence du doctorat ; détails des cérémonies

extraits du livre du bedeau.

Le serment contre les cinq propositions de Janséhius.

Le doctorat en médecine confère titre de noblesse à Avignon et dans le Comtat. — Nouvelle augmentation des sommes à payer par les candidats aux grades ; tarifs de i65s, 1677 et 1695. — Droit de porter le chaperon accordé au premier régent en médecine. Nombre des docteurs reçus et des élèves suivant les cours de 165 1 à 1699. — Immatriculation manu propria, rendue obligatoire pour les étudiants en médecine. — Bourses qui leur sont réservées dans les collèges pontificaux d'Avignon. — Durée des études médicales au XVIIe siècle. — Etudiants en médecine élus abbés des étudiants. — Médecins agrégés reçus de 165 1 à 1699.

La Faculté de médecine au sein de l'Université; prospérité et parfaite organisation. — Elle prend part aux fêtes universitaires et aux réjouissances publiques ; ses visites de corps. Résumé du XVIIe siècle.

L'Université d'Avignon éveille la jalousie des- universités françaises. — Règlement de celle d'Aix sur la pratique de la médecine en Provence. — On conteste aux gradués d'Avignon le droit d'exercer la médecine dans cette province ; poursuites dirigées contre quelques-uns d'entre eux ; affaire Antoine Marza. — Arrêts du Parlement de Pro

vence en faveur de son Université sur la question du droit de pratique dans les limites de son ressort. — Recours de celle d'Avignon au roi de France ; lettres patentes de 1650 données en sa faveur.

Un docteur d'Avignon, établi à Auxerre, est poursuivi pour exercice illégal, à l'instigation des médecins de cette ville ; la Parlement de Paris, saisi de l'affaire, les déboute de leurs prétentions. — Triomphe de notre Faculté ; affaire Jean de Colongues, dans laquelle elle obtient encore gain de cause. — Continuation des hostilités de l'Université d'Aix ; arrêt rendu contre Clerc Viany, médecin de Fréjus, gradué à Avignon. L'Université pontificale en appelle au Conseil d'Etat.

Les médecins de Châlons font également opposition à la pratique de la médecine par les docteurs avignonais, et sont déclarés à leur tour mal fondés dans leur instance.

Transaction de 1669 entre les Universités d'Aix et d'Avignon. — Paix boiteuse qui en résulte. — Arrêt du Parlement de Provence contre les gradués des Universités étrangères (îo février 1673) ; procès Jean du Touër et Pierre-Antoine Boyer, tous» deux reçus docteurs à Avignon.-— Nouvelle transaction entre les deux Universités (22 juillet 1673).

L'Université d'Avignon prend Sait et cause, au nom de sa Faculté de médecine, pour la Chambre royale des médecins de province établis à Paris, contre les docteurs gradués en cette ville et y exerçant. — Suppression de la Chambre royale. — Les Universités de Valence et de Besançon, à l'instigation de celle d'Aix, en prennent prétexte pour se liguer contre celle d'Avignon et plaider contre elle ; inutilité de leur entreprise ; arrêt du Conseil d'Etat reconnaissant solennellement ses droits de regnicole, rendu le 29 janvier 1698, et confirmé par lettres-patentes du 2g avril 1698.

Révocation de l'Edit de Nantes. — L'Université d'Avignon insère dans ses registres, pour en assurer l'exécution, les articles de l'Edit concernant les Universités et notamment les Facultés de médecine. — Dernière tentative de l'Université d'Aix contre celle d'Avignon : affaire Joseph Ouenin, praticien de St-Remy-en-Provence ; échange de correspondances entre ce médecin et le secrétaire de notre Faculté — L'Université d'Aix se désiste de ses poursuites, et Ouenin peut exercer paisiblement son art. — La tranquillité renaît au sein de la Faculté avignonaise.

Louis XIV réglemente l'étude et la pratique de la médecine en France. — Arrêts du Conseil d'État du 18 avril 1689. - Déclarations royales du 3 mai 1694 et du 29 mars 1696 sur l'exercice de la médecine à Paris. — Nouvelle déclaration du 19 juillet 1696. — Édit royal contre les empiriques . La Faculté de médecine d'Avignon fait rendre par le Vice-Légat une ordonnance contre ceux d'entre eux qui s'étaient réfugiés dans la ville et y exploitaient la crédulité populaire,

Edit de mars 1707, concernant l'enseignement de la médecine dans les Facultés du royaume et la pratique de cet art ; articles principaux. — Intimation de l'art. XXXV aux médecins établis en Languedoc et en Provence faite simultanément par les Universités d'Aix et d'Avignon.

Réorganisation intérieure de notre Faculté en conformité de l'Edit. — Nouveau tarif du doctorat en médecine. — Application de l'article XVII. — Réforme du baccalauréat, de la licence et du doctorat. — Nul ne peut étudier la médecine à Avignon, s'il n'est déjà maître ès-arts. — Inscriptions à prendre par les étudiants dans le livre des matricules pendant leur scolarité.

Peste de 172 1 -1722. Médecins agrégés morts victimes du devoir professionnel Réouverture des cours. — La Faculté de médecine poursuit ses réformes. — Elle réitère la défense précédemment faite de ne recevoir à l'agrégation aucun candidat ayant exercé ou exerçant un art mécanique.

Etat de la Faculté de médecine pendant la première moitié du XVIIIe siècle ; nombre d'étudiants régulièrement inscrits ; docteurs simples et docteurs agrégés reçus ; titulaires de la première chaire de médecine.

Les cliniques médicales à l'hôpital Ste-Marthe ; consultations gratuites pour les pauvres établies au même hôpital.

Organisation de l'enseignement anatomique et pratique des dissections dans les écoles de ^ Montpellier et de Paris.

Établissement d'une chaire d'anatomie à la Faculté d'Avignon. — Clauses organiques de son fonctionnement — Les dissections et les autopsies. — Leçons pratiques d'ouverture du cours. — Les barbiers-chirurgiens ont le droit d'assister aux anatomies faites à la Faculté. — Création d'un théâtre anatomique. — L'hôpital Ste-Marthe d'Avignon s'engage à fournir annuellement quelques cadavres à la Faculté. — Délibération prise à cet effet par le bureau général et confirmations successives qu'elle reçoit.

Le régent anatomique obtient le droit de porter un chaperon de soie noire bordé de rouge. — Zèle de la Faculté dans la régularité des leçons et la bonne tenus de la nouvelle chaire. — Nomination d'un démonstrateur anatomique. — La Faculté s'attache à vie, pour cet emploi, le chirurgien avignonais Jacques Joseph Bonhomme. — Témoignages de gratitude réciproque.

La rivalité de la Faculté de médecine et de la corporation des chirurgiens perd de son acuité. — Ccup-d'œil sur la situation de cette dernière.

Utilité de la botanique en médecine. — Origine des jardins botaniques dits des % simples. » — Articles de l'édit de 1707, qui réorganisent l'enseignement de cette branche des sciences médicales dans les Facultés de médecine. — L'Université d'Avignon se met en devoir d'obéir aux prescriptions de l'édit ; délibération conforme du 22 août 1707. La terre de Châmpfieury ; détails topographiques. — Portion de ce terrain demandée par la Faculté de médecine au Pape pour y établir le jardin botanique. — La demande est agréée. — Protestation des consuls de la ville contre cette concession. — Décret du vice-légat conforme à l'ordre du pape.

Les États du Comtat refusent de se laisser imposer pour subvenir aux dépenses nécessitées par l'installation du jardin et l'établissement d'un professeur de botanique. — Expédients que la Faculté de médecine emploie pour arriver à ses fins. — Nouvelle procédure. — Ordonnance du vice-légat créant un régent de botanique et lui assurant un traitement. — Droit de porter le chaperon accordé par le primicier au nouveau régent-

L'Université d'accord avec la Faculté de médecine vend l'enclos de Châmpfieury à l'œuvre de l'aumône générale et achète un autre terrain dans l'enceinte de la ville. — Le jardin botanique y e^t définitivement aménagé. — Traitement des professeurs de botanique et d'anatomie.

Création d'un herbier. — Premier programme universitaire portant mention du cours de botanique. — Le nouveau jardin ne répondant pas à toutes les nécessités de l'enseignement et au but de sa création, ou se met en quête d'une nouvelle installation. — Supplique au pape pour obtenir à la fois son adhésion et son appui. — Inutilité de cette démarche. — La Faculté de médecine se résigne au statu quo et s'efforce de tirer le meilleur parti de son jardin botanique.

Assimilation complète de la Faculté de médecine d'Avignon à celles du royaume. — Mesures prises par l'Université pour assurer le bon ordre dans les diverses Facultés ; défense aux étudiants d'assister aux leçons l'épée au côté ; ordonnance contre les tapageurs. — Juridiction paternelle du primicier.

Conditions de rigueur pour être admis aux grades du baccalauréat, de la licence et du doctorat. — La salle des cours ; la salle des actes; la grande chancellerie. — Thèses successives à soutenir; contexture de celles-ci ; les dédicaces, les compliments; harangues du promoteur et du chancelier ; investiture par les insignes traditionnels et bénédiction doctorale. — Forme des diplômes pour chacun des grades académiques; sceaux dont ils sont rr^pis. — Les attestations d'études. — Nouveaux tarifs des droits à payer par les candidats aux divers grades; frais d'inscriptions.

Les professeurs et leurs obligations ; durée réglementaire de leurs leçons ; leurs honoraires ; revenus casuels; peines disciplinaires et amendes qu'ils encourent dans l'inobservance de leurs devoirs.

Annexion par Louis XV des Etats d'Avignon et du Comtat Venaissin ; coups portés à la prospérité de l'Université par les édits de mars 1769. — Reddition au pape de ses Etats français

Esprit profondément religieux des médecins ; nouveaux témoignages de leur inébranlable dévouement à la papauté. — La poursuite de l'exercice illégal de la médecine Le charlatan Lambert de Macé tente de surprendre la religion de la Faculté ; elle le f chasse honteusement. Les apothicaires et les épiciers droguistes.

Etat de la Faculté de médecine pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle; nombre des étudiants régulièrement inscrits sur les registres matricules et suivant les cours ; chiffre des gradués ; agrégés reçus ; titulaires des chaires. — Régence d'Esprit-François- Claude Calvet ; ses successeurs.

La corporation des chirurgiens pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle.

CHAPITRE XII. — L'Autonomie — nouveaux procès au dehors (XVIIIe siècle) 330

Nouvelles tentatives de l'Université d'Aix contre celle d'Avignon. — Lettres patentes de Louis XIV (13 mai 1709) en faveur de cette dernière. — Affaire des médecins de Fontenay-le-Comte, en Poitou, contre François Pache, gradué à Avignon. — L'Université de Valence prend fait et cause pour eux et intervient dans le procès. François Pache est condamné; frais considérables qu'a à payer l'Université d'Avignon, qui s'était jointe à la cause.

Discorde au sein de la Faculté de médecine. — Le chirurgien Louis-François Manne ; ses talents chirurgicaux et ses ouvrages excitent la jalousie des médecins et des chirurgiens avignonais. 11 reconnaît le premier l'existence de la peste à Avignon ; condamnation et mise à l'index de ses livres par le vice-légat Aquaviva ; sa réhabilitation par l'Académie française. Conspiration ourdie contre son fils Pierre-Louis Manne, pour l'empêcher d'être reçu à l'agrégation en médecine; procès qui en résulte. Triomphe bruyant de Manne et récit qu'en fait un contemporain.

La paix renaît au sein de la Faculté. — Résolution prise de s'affranchir de la tutelle du collège des agrégés ès-droits et de conquérir Y autonomie . Signes avant-coureurs de la lutte; minimum des revendications des médecins agrégés. — Leur adresse au Pape. Irritation et anxiété des agrégés ès-droits en présence de l'appui donné à la Faculté de médecine par l'archevêque d'Avignon. Mémoires et suppliques qu'ils adressent au Pape pour obtenir le maintien du statu quo. Intervention de l'archevêque en faveur des médecins agrégés. — Bulle de Pie VI, leur accordant le droit de nomination du premier professeur de médecine et l'assistance de deux membres de leur Faculté à l'élection annuelle du primicier. — Vote par la Faculté de médecine de cinq articles organiques pour régler l'exercice de ses nouveaux droits.

Dernier procès soutenu par l'Université d'Avignon contre celles de France : Guinault- Descréaux, gradué à Avignon, est poursuivi pour exercice illégal à la requête de cinq médecins d'Auxerre; phases successives du procès. Guinault-Descréaux triomphe définitivement et avec lui la Faculté de médecine d'Avignon.

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