GRAPHIQUE DES DÉPENSES MATÉRIELLES DE 1840 A
A partir de 185 1 jusqu'en 1870, l'allocation aux laboratoires se maintient presque seule tout en diminuant un peu tous les ans; quant à la section des collections, elle reste pendant dixhuit ans à 350 francs. Deux fois seulement, en 1862 et en 1866, une allocation supplémentaire de 2 à 3.000 francs fut attribuée à la Faculté.
A dater de 1871, les crédits augmentent rapidement en raison
du développement de la Faculté. Le maximum est atteint en 1885 ; ils s'élèvent alors à 39.000 francs. Depuis cette date, le total ne varie plus guère et oscille autour de 37.000 francs. En 1899, il est de 37.767 francs.
c) Traitement du personnel.
Jusqu'en 1876, les traitements des fonctionnaires de la Faculté se composaient d'un traitement fixe (4.000 francs pour les titulaires, 2.000 francs pour les chargés de cours), et d'un traitement éventuel variant avec le nombre des candidats aux examens.
De 1840 à 1846, le Doyen, les Professeurs, un Préparateur et un Appariteur coûtaient à TÊtat 21.600 francs. En 1846, la chaire de Mathématiques fut dédoublée et le total passa à 26.000 francs. En 1854, la chaire de Géologie fut définitivement instituée; le total s'éleva à 30.000 francs, somme qui ne varia plus jusqu'en 1869. Après la guerre, quelques augmentations personnelles furent données aux professeurs et en 1876 le traitement éventuel fut supprimé. A partir de ce moment, les Maîtres de conférences furent créés, le personnel auxiliaire considérablement accru ; en 1894, "^^ brusque augmentation résulta de la création du personnel employé à l'enseignement du Certificat P. C. N. Enfin, depuis 1898, une conférence supplémentaire de Chimie est payée par l'Université, ainsi que deux cours de Minéralogie et de Physique appliquée. La dépense totale s'éleva, en 1899, ^ 126. 400 francs.
Le graphique ci-dessous expose très clairement ces différentes phases.
Quant au traitement éventuel, de 1840 à 1853, il est tout à fait insignifiant; la plupart du temps, il n'atteignait pas 150 francs
par Professeur et par an ; il est vrai qu'il £iut y ajouter une somme à peu près égale provenant d'examens faits en dehors de Rennes : à Nantes, Angers, Poitiers, Limoges et plus tard à la
GRAPHiaUE DES TRAITEMENTS DU PERSONNEL DE 1840 A 1900
Flèche. A partir de 1854) le total est plus élevé, et cette année-là les Professeurs eurent à se partager 13.773 francs; ce chiffre ne fut jamais revu. De 1855 à 1876, la somme touchée par chacun varia de 1.400 à 1.860 francs. Ce mode de traitement fut supprimé en 1876.