‹ Histoire de la Faculté des sciences de RennesChapitre 37 sur 49 · MOLK · texte numérisé non relu

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Fabry,

Flamme^

Andrade,

26 juil. 1898, Le Roux,

actuellement Professeur à la Faculté de Nancy.

actuellement Professeur à la Faculté de Montpellier.

actuellement Professeur à la Faculté de Lyon.

Maitre de conférences.

Professeur adjoint.

actuellement Maitre de conférences à Montpellier.

Maitre de conférences actuel.

— ISS —

DUPRE, *.

DUPRÉ (Athanase), (1808-1869), né à Cerisiers (Yonne), mort à Rennes ; successivement professeur de Mathématiques, puis de Physique (i 828-1847) au Collège Royal de celte ville ; enfin Professeur de Mathématiques appliquées à la Faculté des Sciences, dont il fut Doyen de 1866 à 1869.

Dupré doit être, à côté des Clausius, des Rankine, etc., mis au nombre des fondateurs de la théorie mécanique de la chaleur. Les dix dernières années de sa vie ont été remplies par ces recherches, et l'on peut voir, dans ses communications journalières aux Comptes-Rendus de l'Académie des Sciences pour cette époque, combien d'idées et de progrès lui sont dus. D'abord réunis en sept mémoires dans les Annales de Physique et de Chimie, ces travaux sont, plus tard, devenus la base de l'Exposition dogmatique qu'il a donnée de la théorie mécanique de la chaleur dans son ouvrage publié en 1868. Encore à l'heure présente il y a plus d'un point où ce livre n'a pas été dépassé ; et il reste, par la profondeur et l'originalité des vues, aussi bien que par la sûreté de la méthode, toujours fondée sur l'expérience, fécondée par la déduction mathématique, l'une des lectures indispensables à qui veut se pénétrer à fond de la théorie de la chaleur et rendre à chacun des grands esprits qui l'ont créée la part à laquelle il a droit.

On s'expliquerait avec peine comment l'Académie des Sciences, après avoir attribué la première place aux travaux de Dupré dans le concours qu'elle ouvrit en 1866 sur la théorie mécanique de la chaleur pour le Prix Bordin, ne les a pas sanctionnés par le prix même, mais par une mention très honorable accompagnée par la moitié du prix^ si l'on ne se rendait compte qu'on était habitué alors, par de nombreux et éclatants exemples, à apprécier, dans une théorie physique, plus encore les beaux développements mathématiques qui s'y rattachaient, que le fond même des idées qui en formaient Pessence ; on ne pouvait pas savoir encore qu'un des heureux côtés de la théorie mécanique de la chaleur est de pouvoir se passer de calculs ardus. Quoi qu'il en soit.

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en retirant la question du concours, TAcadémie reconnaissait implicitement combien, après les travaux de Dupré, il restait peu de progrès à espérer,

A Tœuvre capitale qu'on vient de rappeler, se joignent de nombreuses recherches sur les points les plus divers des Mathématiques pures et sur des sujets très variés de Physique et de Chimie qui occupent la période de 182S à 1S60. Le plus remarquable de ces travaux est un beau mémoire sur la théorie des twmbres classé le premier, lui aussi, au Concours pour le Grand Prix des Sciences mathématiques (1838) et récompensé d'une mention honorable avec la moitié du prix .

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