BARBARA ROTTEWEL, femme de SIMON MESCH
Le 28 septembre i65o, Barbara Rottewel, qui demeurait derrière la Nieuwekerkf épousa le notaire Simon Mesch, dont elle eut plusieurs enfimts (DB. n« 14 et j5), notamment un fils qui reçut le nom de Pister. En 1671, elle se fit admettre dans la Gilde de Saint-Luc, comme winckelkouster (3i mars). Son établissement, à renseigne des Trois Cloches {Drie Klokken), était situé sur le Geer, en fece du magasin de la Compagnie des Indes. L'inscription de Barbara dans la Gilde eut lieu sous son nom de fille. Cependant, nous la retrouvons plus tard inscrite sur les registres de la Corporation sous le nom de Babetje Mes. Cest sous ce nom que, le 29 janvier i673| elle contracte avec Jan Jansz van der Laen un engagement qui place pour six années celui-ci à la tête de la fabrique des Trois Cloches. Le 20 avril 169 i, elle fiiit un nouveau contrat avec S. van Berrevelt. Enfin, le 2 mars 1693, elle prend un nouveau contre-maître, Jacob Aloersz. Mais ce dernier contrat n'eut pas de suite, car la mention est rayée, et nous voyons, le 26 avril 1693, Jan Janz van der Laen reprendre la direction de l'exploitation.
Le 3 août 1706, l'établissement passa entre les mains de son fils Pister Simons Mes. Les produits de la fabrique des Trois Cloches sont fort estimés. Us consistent le plus souvent en potiches, cornets, assiettes, plats et bouteilles, décorés en camaïeu bleO. U pâte en est fine, sonore; Tengobe est blanc, la forme gracieuse, le décor
simple, mais élégant. Un petit plat à barbe de la collection P. Jourde, à Paris, est un spécimen fort intéressant de cette fabrication à une époque un peu postérieure; il est marqué de trois cloches. Parfois, cette marque se dénature, et, dans certaines pièces communes, prend un aspect difficilement reconnaissable. (Voir à gauche.) Pendant toute la gestion de Jan van der Laen, un grand nombre des pièces fiibriquéesportèrçnt le monogramme de ce contn^-maître.
polices biographiques.